Grosjean, vainqueur moral à Hockenheim

Publié le 25 juillet 2008 à 08:59

Après deux mois sans aucun podium, Romain Grosjean est arrivé à Hockenheim avec l'espoir de signer de belles performances. Il connaissait bien ce circuit, pour y avoir disputé quatre courses en F3 Euro Series, l'an dernier. "Je n'ai pas tardé à trouver mes marques même si en GP2 les repères sont un peu différents de ceux de la F3 Euro Series" confirme le pilote de l'Equipe de France FFSA Circuit. "Les essais libres se sont très bien passés et il nous manquait un petit rien pour décrocher la pole position."
Grosjean était deuxième sur la grille, et il semblait parti pour terminer également deuxième: il était le seul à pouvoir suivre Giorgio Pantano, mais l'écart était trop important pour pouvoir l'attaquer: "Nous étions très nettement au-dessus du lot avec Giorgio. Je suis revenu sur lui mais mes pneus arrière se dégradaient rapidement et j'ai dû lever le pied après la mi-course. A 10 tours de l'arrivée j'avais abdiqué et j'étais très heureux d'avoir le podium en ligne de mire après plusieurs désillusions à Monaco, Magny-Cours et Silverstone."
Mais dans les derniers tours, la pluie a fait son apparition et Romain Grosjean s'est montré beaucoup plus rapide que Giorgio Pantano dans ces conditions: "J'ai jaugé son grip sous la pluie, j'ai vu qu'il commettait plusieurs fautes alors que la pluie redoublait : les conditions que je préfère ! Je me suis servi de ma connaissance d'Hockenheim. Ce n'est pas un avantage en termes de performance mais je me sentais très fort mentalement."
"Je savais quelles trajectoires prendre et où tenter un dépassement. Porter une attaque à l'épingle était risqué, il valait mieux attendre le stadium où la perte d'appuis est plus marquée et où l'on peut faire la différence sur une piste humide. Les derniers tours ? Je n'arrêtais pas de me dire “Surtout reste sur la piste, fais attention aux flaques”. A la fin j'étais totalement vidé mais tellement heureux !"
Vainqueur à l'arrivée, mais déclassé quelques heures plus tard. Le Franco-Suisse a reçu une pénalité de 25 secondes pour avoir pris un tour à Marko Asmer sous drapeau jaune, alors que tout dépassement était interdit. "C'est dur après une victoire si chèrement acquise en piste" déplore Grosjean. "Mais c'est l'application stricte du règlement et je n'ai rien à y opposer même si je n'ai gagné aucune place avec ce dépassement."
Le pilote d'essais de Renault en F1 était septième sur la grille de la deuxième course, et il a été tassé par Alvaro Parente au départ: "Il m'a poussé une fois, deux fois, trois fois ! Je suis allé voir la direction de course après coup pour savoir pourquoi et comment Alvaro s'en était tiré sans une réprimande…" Il n'était que dixième après le premier virage, mais il a réussi une belle remontée jusqu'au quatrième rang. "Le barge board, des ailettes et la planche avant étaient durement touchés. Il ne servait à rien de se laisser envahir par de mauvais sentiments."
"Je me suis appliqué à remonter dans les points et à montrer qu'on avait le potentiel pour jouer à nouveau la gagne. Mais avec une voiture déséquilibrée mes pneus étaient détruits et ma voiture avait perdu de son efficacité. Dans ces conditions, marquer les points de la quatrième place est une grande satisfaction."
Bilan d'Hockenheim ? "11 points ! Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas marqué autant de points. Je suis 3è au championnat et on a surtout démontré qu'on était capable de se battre pour la pole position et pour les deux victoires. En Hongrie il faudra passer à la vitesse supérieure et gagner !"
D'après un communiqué de presse Equipe de France FFSA.

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