Grosjean raconte son week-end
Le Franco-Suisse a manqué sa première victoire à cause d'une
pénalité à Barcelone. Il souhaitait se rattraper en arrivant à
Istanbul, même s'il n'avait jamais roulé sur cette piste.
"Je ne connaissais pas le circuit de l’Istanbul Park en arrivant en
Turquie et je dois dire que ce n’est pas le plus facile du
calendrier !" remarque Grosjean. "Certains enchaînements des
secteur 1 & 3 sont compliqués, avec des virages en aveugle et je
n’avais que 30 minutes pour l’apprendre avant les
qualifications."
"Les qualifications se sont pourtant bien passées même si je
regrette que des drapeaux jaunes m’aient empêché de me battre pour
une place sur la première ligne qui était à notre portée."
Romain Grosjean est passé de la quatrième à la deuxième place dès
le départ. Il n'a pas pu suivre le rythme de Giorgio Pantano et il
donc assuré sa position: "J’ai couru sur le mode défensif pour
résister à Zuber qui était manifestement plus rapide que moi. Je me
suis appliqué à être propre et rapide en sortie de virage pour ne
lui offrir aucune opportunité de m’attaquer."
Sa deuxième place à l'arrivée le plaçait en septième place sur la
grille de départ de la deuxième course. Grâce à un nouveau très bon
départ, il était déjà quatrième après le premier virage. Il a
rapidement pris l'avantage sur Sébastien Buemi et Javier Villa,
avant de s'attaquer à Vitaly Petrov.
C'est alors que l'inattendu a déboulé, non pas sur quatre roues,
mais à quatre pattes… "En attaquant Petrov pour la première fois
j’ai vu ce chien sur la piste, nous arrivions très vite sur lui et
je me suis rabattu !" explique Romain. "C’était assez surréaliste
mais il fallait rester concentré et cajoler la voiture car derrière
le safety car à 2 à l’heure les températures grimpaient
dangereusement."
Il a fallu deux tentatives pour que Grosjean prenne la tête:
"Petrov est un coriace, je le savais depuis le GP2 Asie, il s’est
bien défendu mais j’ai réussi à le passer en deux temps."
Il s'impose dès sa quatrième course, faisant mieux que Lewis
Hamilton, qui avait dû attendre la cinquième. Cette victoire lui
permet de prendre la deuxième place du championnat, à seulement
cinq points de Giorgio Pantano.
Le prochain meeting ne comportera qu'une seule course, dans les
rues de Monaco. "Encore un circuit que je ne connais pas, et
certainement pas le plus facile du calendrier non plus," précise
Grosjean.
"Je regarderai les vidéos d’une caméra embarquée… j’adore les
circuits en ville, l’atmosphère y est toujours unique. Inutile de
tirer des plans sur la comète, il ne faudra pas être manchot en
qualifications pour espérer toucher le jackpot au casino !"
Avec un communiqué de presse FFSA.














