F1 - Berger n'aime pas les consignes de Ferrari

Gerhard Berger estime que Ferrari a tort d'imposer des consignes, surtout à ce stade de la saison.
Ferrari a donné des consignes à Charles Leclerc à chaque course depuis le début de la
saison. A Shanghaï, il a cédé la troisième place à Vettel et il a
ensuite été doublé par Max Verstappen dans les stands. Ross Brawn,
ancien directeur technique de la Scuderia désormais responsable de
la compétition de la F1, pense que Mattia Binotto, le patron de
Ferrari, gère bien la situation. Gerhard Berger n'est
pas de cet avis.
L'ancien pilote Ferrari mais aussi ancien patron de Sebastian
Vettel, chez Toro Rosso, pense que la Scuderia a tort de donner la
priorité à un pilote.
« Même si j'apprécie Sebastian et que j'ai une haute opinion
de lui, on a un jeune (Leclerc) capable de gagner le
championnat, » a déclaré Berger à la BBC. « Je ne pense
pas que dire "Celui-ci est expérimenté, celui-là ne l'est pas donc
nous allons miser sur l'expérience" est suffisant. Je pense qu'il
faut les laisser faire. »
Berger pense qu'il est trop tôt pour donner des consignes
Des consignes se voient parfois en fin de saison, quand un seul
des deux équipiers joue le titre, à l'image de celle imposée à
Valtteri Bottas face à Lewis Hamilton en Russie l'an dernier. Pour
Gerhard Berger, des consignes si tôt dans la saison n'ont aucun
sens.
« Il s'agit de déterminer quand c'est (acceptable), et (de
voir) si on prive quelqu'un de toutes chances de remporter le
championnat, » explique l'Autrichien. « Dans la première
ou la deuxième course, je ne suis pas d'accord. »
Berger estime que Leclerc n'a « pas du tout » été promu
trop tôt chez Ferrari : « Ferrari a mis les deux pilotes les
plus rapides dans la voiture et cela permet de tirer plus de
performances. Je pense que c'est ce qu'il faut faire... Je pense
que c'était le bon timing et la bonne décision. »














