Atmos 568, la pendule design et perpétuelle

Du verre. Un mélange gazeux. Des rouages. Un designer. Ces éléments n'ont rien en commun. Ils donnent pourtant naissance à une pendule extraordinaire.
Nous sommes d'accord : l'heure est partout. Ordinateur,
téléphone, voiture. De facto, débourser de l'argent pour avoir une
énième source l'indiquant est une hérésie. Alors comment qualifier
les farfelus qui seront prêts à s'alléger de 27.600 € pour prendre
possession de la Jaeger-LeCoultre Atmos 568 by Marc Newson.
Des fous ? Probablement. Si posséder une montre est futile, que
dire pour une pendule ? Oui, une pendule, coûtant le prix d'une
Polo GTI ! Mais prenons le parti, en cette fin d'année, d'être
déraisonnable et accordons à cet objet translucide toute
l'attention qu'il mérite.
Perpétuelle
L'Atmos est une pendule perpétuelle, ou quasi. Pourtant, pas de
remontoir ou de masse oscillante. Son principe est inchangé depuis
1928, date de sa création. Une capsule hermétique renferme un gaz.
Ce dernier se dilate et se contracte sous l'effet des variations de
température. La capsule fonctionne comme un soufflet d'accordéon et
est reliée au ressort d'entrainement en insufflant son énergie aux
rouages. Le procédé est fabuleux, à la fois visuellement et techniquement.
Jaeger-LeCoultre précise qu'un écart d'un seul degré suffit à
générer suffisamment de puissance pour assurer deux jours
d'autonomie. Historiquement, l'Atmos est une pendule plutôt
austère. Le designer australien Marc Newson lui apporte un look
terriblement contemporain. Le calibre 568, composé de 211 pièces,
semble léviter. En plus des heures, minutes et mois, il indique la
phase de lune avec une dérive anecdotique d'un jour tous les 3861
années ! L'écrin de verre est réalisé par Baccarat et frappe par sa
finesse (seulement 13 mm par endroit).














