Quatre questions à Pascal Vasselon

Publié le 23 octobre 2003 à 10:11

Le responsable du programme F1 pour Michelin, Pascal Vasselon, évoque la collaboration entre le fabricant clermontois et l'équipre Renault.
Quel bilan tirez-vous du partenariat technique entre Renault et Michelin en 2003 ?
Il a été exemplaire, tout simplement. Nous avons tiré avantage du parti pris de l'équipe de souscrire aux essais de type Heathrow, permettant de disputer deux heures de roulage supplémentaire le vendredi contre une limitation des essais privés entre mars et novembre. Renault était la seule des équipes de pointe à avoir adopté cette stratégie, qui a payé. L'audace et la prise de risques font partie de la philosophie Michelin, et nous ne pouvions que nous retrouver dans l'approche volontaire de Renault en F1.
D'un point de vue plus personnel, comment avez-vous vécu ce championnat ?
Je crois que tout le monde, chez Michelin, a été ravi de participer à une montée en performance régulière, durant laquelle Renault est passé d'outsider à celui de prétendant régulier au podium. En début de saison, en effet, la R23 se montrait très compétitive sur certains types de tracés, et un peu moins sur d'autres. A la fin de l'été, elle était capable de se battre aux avants-postes sur des pistes aussi différentes que Monza, Indianapolis ou Suzuka. Décrocher une victoire à Budapest, une piste qui n'avait pas vraiment souri à Michelin en 2002, reste un grand souvenir.
La R23B était capable d'utiliser des enveloppes très tendres. Quels avantages cette caractéristique vous procurait-elle ?
Nous avons apporté entre deux et quatre types de gommes sur chaque course, et Renault avait très souvent la possibilité d'utiliser les mélanges les plus fragiles en course. Pour Michelin, la constance de la R23 et sa manière d'utiliser les pneumatiques ont permis de tirer parti d'un compromis idéal.
Quelles sont vos ambitions pour 2004 ?
Nous concevons en ce moment notre gamme de pneumatiques pour la saison prochaine. En ce sens, les derniers essais menés avant le Grand Prix du Japon, à Jerez et à Silverstone, nous ont permis de dégager des voies de développement intéressantes du côté des mélanges comme des architectures. Notre stratégie est de développer un tronc commun de produits, que nous adapterons ensuite aux monoplaces de la saison prochaine. Les qualités dynamiques de la R23, en 2003, ne peuvent que nous rendre impatients de découvrir la prochaine Renault.
D'aprés RenaultF1,

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