Quatre questions à Pascal Vasselon
Le responsable du programme F1 pour Michelin, Pascal Vasselon,
évoque la collaboration entre le fabricant clermontois et l'équipre
Renault.
Quel bilan tirez-vous du partenariat technique entre Renault et
Michelin en 2003 ?
Il a été exemplaire, tout simplement. Nous avons tiré avantage du
parti pris de l'équipe de souscrire aux essais de type Heathrow,
permettant de disputer deux heures de roulage supplémentaire le
vendredi contre une limitation des essais privés entre mars et
novembre. Renault était la seule des équipes de pointe à avoir
adopté cette stratégie, qui a payé. L'audace et la prise de risques
font partie de la philosophie Michelin, et nous ne pouvions que
nous retrouver dans l'approche volontaire de Renault en F1.
D'un point de vue plus personnel, comment avez-vous vécu ce
championnat ?
Je crois que tout le monde, chez Michelin, a été ravi de participer
à une montée en performance régulière, durant laquelle Renault est
passé d'outsider à celui de prétendant régulier au podium. En début
de saison, en effet, la R23 se montrait très compétitive sur
certains types de tracés, et un peu moins sur d'autres. A la fin de
l'été, elle était capable de se battre aux avants-postes sur des
pistes aussi différentes que Monza, Indianapolis ou Suzuka.
Décrocher une victoire à Budapest, une piste qui n'avait pas
vraiment souri à Michelin en 2002, reste un grand souvenir.
La R23B était capable d'utiliser des enveloppes très tendres. Quels
avantages cette caractéristique vous procurait-elle ?
Nous avons apporté entre deux et quatre types de gommes sur chaque
course, et Renault avait très souvent la possibilité d'utiliser les
mélanges les plus fragiles en course. Pour Michelin, la constance
de la R23 et sa manière d'utiliser les pneumatiques ont permis de
tirer parti d'un compromis idéal.
Quelles sont vos ambitions pour 2004 ?
Nous concevons en ce moment notre gamme de pneumatiques pour la
saison prochaine. En ce sens, les derniers essais menés avant le
Grand Prix du Japon, à Jerez et à Silverstone, nous ont permis de
dégager des voies de développement intéressantes du côté des
mélanges comme des architectures. Notre stratégie est de développer
un tronc commun de produits, que nous adapterons ensuite aux
monoplaces de la saison prochaine. Les qualités dynamiques de la
R23, en 2003, ne peuvent que nous rendre impatients de découvrir la
prochaine Renault.
D'aprés RenaultF1,














