Pas de gros changement sur la Renault
Alan, après quatre courses lointaines, l’équipe a marqué 46
points. Est-ce que vous vous attendiez à un tel début de
saison?
Je pense que c’est très encourageant et nous avons certainement
tiré profit de toutes les opportunités qui se sont présentées à
nous, ce qui est très important. Nous savons que notre performance
brute est encore inférieure à celle des quatre équipes de pointe,
mais avec notre stratégie sur le muret et les performances de nos
pilotes, nous avons marqué plus de points que nous aurions pu
l’espérer.
La maturité de Vitaly a impressionné en Chine. Constater ses
progrès depuis le début de l’année doit être gratifiant ?
Il mérite qu’on le complimente pour la manière dont il a géré le
début de saison. Nous n’avions pas caché le fait qu’il n’avait pas
eu une arrivée facile en Formule 1, surtout à cause du manque de
roulage sur piste sèche cet hiver. Egalement, il n’a pas pu
bénéficier d’autant de kilométrage en course pour cause de
problèmes de voiture par deux fois cette saison. Une performance
aussi solide en Chine a été d’autant plus impressionnante. Cela
montre la vitesse à laquelle il apprend la F1.
Terminer sa première course et marquer ses premiers points auront
certainement un impact positif sur sa confiance…
Il était très heureux après la course et c’est une belle première
récompense pour tous ses efforts. Cela aura certainement un impact
positif sur son assurance. De plus, il a à présent l’expérience du
comportement de la voiture sur une distance de course. En
particulier, nous avons pu voir la manière dont il a géré ses pneus
pluie à Shanghai et comment il a dépassé des pilotes plus
expérimentés que lui comme Schumacher et Webber. Cela montre qu’il
pilote intelligemment et qu’il réfléchit à la manière dont il
aborde la course.
Robert était une fois de plus performant en Chine. A quel point
appréciez-vous de travailler avec lui ?
Ses performances ont été, depuis le début de la saison,
irréprochables ; il n’a commis aucune erreur et il extrait le
maximum de performance de la voiture, à chaque tour. De même, sa
philosophie de travail hors du cockpit est la plus impressionnante
que j’ai vu de la part d’un pilote. Il passe énormément de temps
avec ses ingénieurs, sur le circuit, à analyser les données, à
visionner des courses, et tout simplement à améliorer la voiture
dans ses moindres détails. Voir un tel degré d’engagement est une
grande motivation pour l’équipe toute entière.
Pour Barcelone, pensez-vous que l’équipe a réussi à résorber les
problèmes rencontrés l’hiver dernier ?
Il est vrai que notre forme n’était pas des meilleures aux essais
de Barcelone et nous y avons complété un nombre limité de
kilomètres mais les soucis rencontrés n’étaient pas liés au circuit
et je ne suis pas inquiet d’y retourner. Barcelone est un de ces
circuits où l’on peut vraiment être pénalisé si on manque
d’efficacité aérodynamique et nous avons ajouté un nombre important
d’appuis à la voiture depuis les essais hivernaux. Nous devrions
donc être dans notre position normale à Barcelone. Nous n’aurons
pas le même set-up que celui utilisé aux essais car la voiture a
énormément évolué depuis. Aussi, les courses nous ont beaucoup
appris de la manière dont nous pouvons extraire le meilleur de la
voiture.
Barcelone reste-t-il le test ultime de l’efficacité aérodynamique
de toute monoplace ?
Il était certainement considéré comme le test ultime mais depuis
que le dernier secteur est plus lent, ce circuit ne met plus
l’accent sur l’aérodynamique autant qu’avant. La première partie du
tour reste très rapide, les virages trois et neuf sont des virages
qui présentent des défis certains et où une bonne performance aéro
est importante. Les virages quatre, cinq et sept sont relativement
rapides par rapport au standard de la plupart des circuits et si
votre voiture manque d’efficacité aérodynamique, ce défaut est
impossible à cacher.
On s’attend à ce que la plupart des équipes apportent de gros
développements à Barcelone – pensez-vous qu’il y aura un grand
chamboulement dans la hiérarchie ?
Je ne pense pas que la hiérarchie sera fortement chamboulée. Il se
pourrait que Mercedes se détache de nous un peu mais nous avons un
nouvel aileron avant et d’autres nouveautés aérodynamiques qui
devraient nous aider à faire un autre pas en avant. Ce n’est pas le
plus gros développement que nous aurons eu cette année mais il nous
permet de continuer dans notre approche de développement à chaque
course. Il sera intéressant de voir de quelle manière la situation
évoluera entre les différentes écuries.
Communiqué de presse Renault F1 Team.














