Kubica pense faire mieux à Melbourne
Robert, qu’avez-vous appris du niveau de performance de l’équipe
à Bahreïn ?
Nous avons beaucoup travaillé cet hiver afin de comprendre et
d’améliorer la R30. Etre en mesure de comparer notre niveau de
performance à celui des autres a donc été utile. Il me faudra
encore deux courses, je pense, afin d’être vraiment clair sur la
situation, car certains aspects du circuit de Bahreïn sont assez
inhabituels. Mais je suis optimiste. Nous n’avons pas montré notre
réel potentiel en qualifications et lors de la course, et ce pour
différentes raisons. La septième position était réaliste dans les
deux cas. Ne pas pouvoir réaliser cela a été décevant mais il est
encourageant de savoir que nous avions les moyens de le faire.
Vous avez parlé du potentiel de la voiture – quelle est votre
opinion de la R30 à présent ?
Le weekend à Bahreïn a principalement confirmé le feeling que
j’avais à Valence dès les premiers essais, en ce qui concerne à la
fois les aspects positifs de la voiture et les secteurs que nous
pouvons encore améliorer. La R30 a beaucoup d’atouts. Nous
travaillons dur pour peaufiner ce que nous faisons déjà bien, et
pour progresser là où il nous faut encore faire des progrès. Cette
année, la course n’a pas seulement lieu sur le circuit mais
également à l’usine pour la fourniture de nouveaux développements.
L’équipe d’Enstone a travaillé 24h sur 24, 7 jours sur 7 afin de
produire les nouveautés et les premiers résultats à Bahreïn nous
ont permis de faire un pas en avant significatif en termes de
performance.
Le spectacle offert à Bahreïn a reçu pas mal de critiques. Comment
l’avez-vous perçu depuis le cockpit, sans les ravitaillements en
carburant ?
En fait, surtout au début, c’est comme si la course se déroulait au
ralenti par rapport à l’an passé. Nous avions tous tellement
d’essence embarquée que les temps au tour étaient très lents. Il
était intéressant d’observer la manière dont chaque équipe a abordé
ce challenge : nous avons montré l’exemple côté stratégie en nous
arrêtant très tôt pour chausser les nouvelles gommes, et nous avons
pu constater que les autres voitures qui avaient débuté la course
en pneus tendres ont observé leur arrêt deux ou trois tours après
nous. A présent, nous avons seulement trois trains de pneus pour le
vendredi et le temps en piste est assez limité. Le travail
d’analyse des deux types de pneus est donc un peu plus compliqué
que par le passé. Les équipes doivent se montrer très réactives sur
le comportement des pneumatiques en conditions de course et adapter
leurs stratégies très rapidement.
De quelle manière la R30 réagira-t-elle aux demandes du circuit de
Melbourne ?
Avant le début de la saison, j’avais l’impression que Melbourne
nous conviendrait mieux que Bahreïn. Maintenant que nous avons vu
les autres voitures en piste et que nous avons récolté plus
d’informations par rapport à notre positionnement, je suis
convaincu que ce sera un bon circuit pour nous. L’adhérence y sera
assez faible en début de weekend et il sera nécessaire de
travailler sur le grip mécanique, le comportement sur les bosses
ainsi que sur la stabilité au freinage. J’espère que notre
performance sera bonne afin d’exploiter tout le potentiel de la
voiture.
Communiqué de presse Renault F1 Team.














