Istanbul, un défi particulier pour les pneus
Le circuit d'Istanbul est en général très difficile pour les
pneus. Le long virage 8 impose des forces latérales très
importantes et certains pilotes ont eu des crevaisons à l'avant
droit dans le passé. C'est notamment arrivé à Lewis Hamilton en
2007.
Cette année, avec des voitures plus lourdes, en raison de la fin de
ravitaillement, et des relais en général plus long, les problèmes
pourraient être plus importants. Mais Bridgestone fournit désormais
des gommes très endurantes: Jenson Button a fait 275,736km en pneus
tendres à Melbourne et Fernando Alonso 257,180km en pneus durs à
Monaco.
"L'Istanbul Park nous a causé des problèmes dans le passé donc
c'est un circuit où nous portons une attention particulière à nos
préparatifs" explique Hirohide Hamashima, responsable du
développement chez Bridgestone Motorsport.
"Nous avons renforcé nos pneus et leur endurance a été améliorée
donc nous n'avons pas vu de problème cette année, même si les
voitures sont plus lourdes et plus rapides qu'avant."
Il n'y a pas que le virage 8 qui peut poser problème à Istanbul:
"Le virage 8 est le virage le plus difficile de la saison, mais ce
n'est pas la seule partie difficile" explique Hamashima. "La
combinaison gauche-droite-gauche des virages 12 à 14 forment la
partie la plus lente du tracé et viennent juste après la plus
longue ligne droite"
"Cet enchainement est propice au graining [des morceaux de gomme
qui se détachent et qui rendent le pneus glissant en restant à la
surface], donc les équipes vont faire attention à le minimiser,
surtout au début du week-end, quand il y aura peu de gomme sur le
circuit."














