Espionnage La FIA justifie sa décision
L'ancien ingénieur de McLaren a rejoint Renault avec des données
appartenant à son ancien équipe. Les ingénieurs de Renault ont eu
accès à "quatre dessins", indique la FIA.
De son côté, Mackereth possédait un "volume plus important
d'informations de McLaren, contenant quelques données
confidentielles, quelques données qui n'étaient pas de la propriété
intellectuelle de McLaren, et quelques informations
financières."
La FIA confirme que Mackereth a transféré 33 fichiers sur 11
disques. Cela formait un total de 18 dessins, et des informations
sur sa situation financière personnelle. Lorsqu'il travaillait pour
McLaren, il avait deux dessins en sa possession personnelle.
D'après McLaren, la totalité des informations, qu'elles soient
confidentielles, non-confidentielles ou personnelles, représentent
762 pages au format A4.
J-damper
Parmi les quatre dessins vus par Renault, trois n'ont pas été
utilisés par l'équipe. Le quatrième concernait un système surnommé
"J-damper". La FIA révèle que ce dessin "a été utilisé par Renault
pour essayer de démontrer que le système [...] était illégal. Cela
a échoué parce que Renault avait des incompréhensions fondamentales
sur le fonctionnement du J-damper."
Selon le Conseil Mondial, "cela suggère que les éléments à la
disposition de Renault ne comportaient pas assez d'informations
pour comprendre comment il fonctionnait. Dans ces circonstances,
une influence sur le championnat ne peut être établie."
Aucune preuve
La FIA reproche à Renault de ne pas l'avoir alerté plus tôt: "Le
Conseil Mondial désapprouve fortement le fait qu'il y avait
suffisamment de personnes chez Renault qui auraient dû savoir que
les informations que Mackereth leur a montré relevaient d'une
propriété intellectuelle."
La FIA a donc note "certains éléments inacceptables" mais "il n'y
avait pas de preuves suffisantes pour établir que l'information a
été utilisée de manière à interférer ou avoir un impact sur le
championnat."
Comme dans l'affaire Stepney/Coughlan, le Conseil Mondial se
réserve le droit de ré-ouvrir le dossier si de nouveaux éléments
luis parviennent.














