Aston Martin sans concurrence

Publié le 1 novembre 2009 à 11:03
Mis à jour le 20 novembre 2020 à 21:27

Le ciel s’est couvert, les conditions sont sèches, mais à 9h00 du matin, il fait naturellement plus frais que samedi (21°). La grille de départ est établie selon les qualifications, et non pas en fonction du classement de la première course. La Courage Oreca YGK (Université de Tokai) est forfait, les sympathiques japonais ayant hélas constaté au dernier moment que la culasse était fendue !
Les premiers tours sont un remake de la veille, avec Johnny Cocker (Lola Coupé Judd) dans le rôle du lièvre. Il semble en mesure de semer Tinseau (Pescarolo-Judd), Mücke (Lola-Aston Martin), Lapierre (Oreca) et les deux Audi R10 TDI d’Albers et Bakkerud. Il n’en est rien. Mücke, qui a pris le meilleur sur Tinseau (8e tour), rejoint la Lola de tête, qu’il dépasse facilement (14e tour), et c’est lui qui s’échappe pour de bon. Il ne sera plus jamais rejoint.
La Porsche Felbermayr-Proton pilotée par Henzler, 2e du GT2 samedi est arrêtée sur le circuit, aux prises avec des ennuis mécaniques. Dans cette catégorie, la surprenante Ford GT MK7 de David Murry harcèle l’autre Porsche Felbermayr (Holzer), qu’elle finit par doubler (30e tour). Côté GT1, Roland Bervillé (Saleen Larbre Compétition) qui a pris l’initiative se fait rapidement dépasser par l’Aston Martin de Tsuchiya qui prend le large. Yamanishi (Lamborghini) rattrape lui aussi le français, mais sa tentative pour trouver une impossible ouverture (!) se termine par un accrochage entre les deux.
Une bagarre entre Shinji Nakano, qui a relayé Tinseau sur la Pescarolo, et Loïc Duval, qui a succédé à Lapierre sur l’Oreca-AIM, semble s’amorcer juste après les ravitaillements. Mais elle tourne court : Duval, aux prises avec un problème soudain, baisse de cadence et reprend le chemin des stands. Les mécaniciens se précipitent pour changer le boitier moteur à l’intérieur du cockpit, dans le dos du pilote. Duval s’élance… mais freine sec et s’immobilise à nouveau. Quelqu’un s’est aperçu qu’un morceau de gomme, gros comme une banane, était allé s’immiscer dans une bride d’admission d’air ! Duval repart enfin pour de bon, mais à la sixième place.
La hiérarchie s’est modifiée dans les deux catégories Grand Tourisme. Atsushi Yogo a placé la Lamborghini du Jloc en tête du GT1, mais Tsuzuki lui fait le freinage au bout de la ligne droite et c’est à nouveau l’Aston Martin DBR 9 qui pointe en tête. En GT2, la BMW du Rahal-Letterman Racing est à nouveau en tête, bénéficiant des ennuis de la Ford, longuement immobilisée à son stand suite à un problème mécanique. Mais elle est désormais sous la menace de la Ferrari du Team Hankook, pilotée par Simonsen et Farnbacher. Le coup du sort atteint la BMW à la fin de son ravitaillement : au moment de répartir, le démarreur refuse tout service, et sa défaillance fera perdre 4 tours et la victoire à la belle blanche…
En LM P2, gros soucis pour Damien Toulemonde : victime d’un choc à l’arrière, il rentre pour faire réparer, roule un peu trop vite dans la pit lane (76km/h) et écope d’un « stop and go », qui double sa peine…
En tête, la Lola Aston Martin mène un train d’enfer, malgré un petit souci du côté du boîtier électronique. Elle a maintenant une petite minute d’avance sur la Pescarolo de Christophe Tinseau, et 1 tour sur l’Oreca de Loïc Duval, bien remonté en 3e position. La vaillante petite Lola-Judd, en tête en début de course, a cédé progressivement du terrain, pour se retrouver 5e, prise en sandwich entre les deux Audi R 10 respectivement pilotées par Olivier Jarvis et Hideki Noda.
C’est elle qui va animer les derniers tours : Johnny Cocker, bien revenu dans les roues de l’Audi n° 15, prend l’avantage sur une fine manœuvre. 2 tours après, Stefan Mücke franchit dans un fauteuil la ligne d’arrivée au volant de son élégant Coupé Lola Aston Martin orange et bleu. Il gagne presque le coude à la portière, avec 1 bonne minute d’avance sur la Pescarolo-Judd.
Vainqueurs dans les autres catégories : Lahaye-Nicolet-Hein, Pescarolo-Mazda, (LM P2) ; Tsuchiya-Tsuzuki, Aston Martin DBR 9 (LM GT1) ; Farnbacher-Simonsen, Ferrari F 430 GT (LM GT2).
Communiqué de presse ACO

Nos marques populaires Voir tout

Sport Auto