Aston Martin sans concurrence
Le ciel s’est couvert, les conditions sont sèches, mais à 9h00
du matin, il fait naturellement plus frais que samedi (21°). La
grille de départ est établie selon les qualifications, et non pas
en fonction du classement de la première course. La Courage Oreca
YGK (Université de Tokai) est forfait, les sympathiques japonais
ayant hélas constaté au dernier moment que la culasse était fendue
!
Les premiers tours sont un remake de la veille, avec Johnny Cocker
(Lola Coupé Judd) dans le rôle du lièvre. Il semble en mesure de
semer Tinseau (Pescarolo-Judd), Mücke (Lola-Aston Martin), Lapierre
(Oreca) et les deux Audi R10 TDI d’Albers et Bakkerud. Il n’en est
rien. Mücke, qui a pris le meilleur sur Tinseau (8e tour), rejoint
la Lola de tête, qu’il dépasse facilement (14e tour), et c’est lui
qui s’échappe pour de bon. Il ne sera plus jamais rejoint.
La Porsche Felbermayr-Proton pilotée par Henzler, 2e du GT2 samedi
est arrêtée sur le circuit, aux prises avec des ennuis mécaniques.
Dans cette catégorie, la surprenante Ford GT MK7 de David Murry
harcèle l’autre Porsche Felbermayr (Holzer), qu’elle finit par
doubler (30e tour). Côté GT1, Roland Bervillé (Saleen Larbre
Compétition) qui a pris l’initiative se fait rapidement dépasser
par l’Aston Martin de Tsuchiya qui prend le large. Yamanishi
(Lamborghini) rattrape lui aussi le français, mais sa tentative
pour trouver une impossible ouverture (!) se termine par un
accrochage entre les deux.
Une bagarre entre Shinji Nakano, qui a relayé Tinseau sur la
Pescarolo, et Loïc Duval, qui a succédé à Lapierre sur l’Oreca-AIM,
semble s’amorcer juste après les ravitaillements. Mais elle tourne
court : Duval, aux prises avec un problème soudain, baisse de
cadence et reprend le chemin des stands. Les mécaniciens se
précipitent pour changer le boitier moteur à l’intérieur du
cockpit, dans le dos du pilote. Duval s’élance… mais freine sec et
s’immobilise à nouveau. Quelqu’un s’est aperçu qu’un morceau de
gomme, gros comme une banane, était allé s’immiscer dans une bride
d’admission d’air ! Duval repart enfin pour de bon, mais à la
sixième place.
La hiérarchie s’est modifiée dans les deux catégories Grand
Tourisme. Atsushi Yogo a placé la Lamborghini du Jloc en tête du
GT1, mais Tsuzuki lui fait le freinage au bout de la ligne droite
et c’est à nouveau l’Aston Martin DBR 9 qui pointe en tête. En GT2,
la BMW du Rahal-Letterman Racing est à nouveau en tête, bénéficiant
des ennuis de la Ford, longuement immobilisée à son stand suite à
un problème mécanique. Mais elle est désormais sous la menace de la
Ferrari du Team Hankook, pilotée par Simonsen et Farnbacher. Le
coup du sort atteint la BMW à la fin de son ravitaillement : au
moment de répartir, le démarreur refuse tout service, et sa
défaillance fera perdre 4 tours et la victoire à la belle
blanche…
En LM P2, gros soucis pour Damien Toulemonde : victime d’un choc à
l’arrière, il rentre pour faire réparer, roule un peu trop vite
dans la pit lane (76km/h) et écope d’un « stop and go », qui double
sa peine…
En tête, la Lola Aston Martin mène un train d’enfer, malgré un
petit souci du côté du boîtier électronique. Elle a maintenant une
petite minute d’avance sur la Pescarolo de Christophe Tinseau, et 1
tour sur l’Oreca de Loïc Duval, bien remonté en 3e position. La
vaillante petite Lola-Judd, en tête en début de course, a cédé
progressivement du terrain, pour se retrouver 5e, prise en sandwich
entre les deux Audi R 10 respectivement pilotées par Olivier Jarvis
et Hideki Noda.
C’est elle qui va animer les derniers tours : Johnny Cocker, bien
revenu dans les roues de l’Audi n° 15, prend l’avantage sur une
fine manœuvre. 2 tours après, Stefan Mücke franchit dans un
fauteuil la ligne d’arrivée au volant de son élégant Coupé Lola
Aston Martin orange et bleu. Il gagne presque le coude à la
portière, avec 1 bonne minute d’avance sur la Pescarolo-Judd.
Vainqueurs dans les autres catégories : Lahaye-Nicolet-Hein,
Pescarolo-Mazda, (LM P2) ; Tsuchiya-Tsuzuki, Aston Martin DBR 9 (LM
GT1) ; Farnbacher-Simonsen, Ferrari F 430 GT (LM GT2).
Communiqué de presse ACO














