L'ACO va tailler dans son budget pour assurer sa pérennité

L'Automobile Club de l'Ouest, confronté à une chute de ses revenus en 2020, envisage une réduction de budget et le départ de plusieurs membres.
Comme bon nombre de structures actives dans l'événementiel
sportif, l'Automobile Club de l'Ouest n'est pas épargné par les
conséquences de la pandémie de Covid-19.
Bien que les 24 Heures du Mans Autos et Motos, ainsi que le Grand
Prix de France Moto, ont pu avoir lieu, le contexte sanitaire
inédit a contraint le club à interdire l'accès au circuit du Mans
aux fans pour les deux classiques, là où le Moto GP s'est produit
devant un nombre limité de spectateurs (5000).
Conséquence directe : un manque à gagner conséquent que l'ACO va
devoir tenter de couvrir via un nouveau plan de réduction de budget
et de masse salariale, accompagné d'un report de plusieurs
projets.
Des départs à venir
Des discussions se tiendraient actuellement entre élus et
syndicats au sujet d'une politique incitative aux départs
volontaires basée sur un accord de rupture conventionnelle
collective.
"Dans cette situation inédite, l’ACO se veut exemplaire dans le
dialogue et la négociation avec les partenaires sociaux et s’engage
à accompagner ses équipes de la meilleure des manières", stipule le
communiqué publié le 14 octobre.
"Cette année 2020 a été particulièrement délicate pour l’ACO,
confronté comme nombre d’acteurs du monde sportif et de
l’événementiel, aux crises sanitaire et économique découlant de la
pandémie de Covid-19", explique Pierre Fillon, président de
l’Automobile Club de l’Ouest.
2021, c'est déjà demain
"Nous avons l’immense fierté, grâce à la mobilisation
exceptionnelle de toutes les équipes, d’avoir pu organiser les 24
Heures Motos, les 24 Heures du Mans ou encore récemment le Grand
Prix de France Moto, mais il faut être réaliste, nous avons
enregistré des résultats économiques en baisse. Pour préparer
2021, qui ne se déroulera pas selon les critères habituels, tant en
nombre d’événements sur site qu’en terme d’accueil de spectateurs,
il nous faut prendre certaines décisions indispensables pour
protéger nos activités. Des mesures d’économies ont donc été
présentées."
"Parmi les décisions envisagées et actuellement en discussion: des
reports de projets, une baisse de la masse salariale comprenant un
accord de rupture conventionnelle collective qui fera l’objet de
négociations avec les partenaires sociaux. Ces éléments concrets
sont effectués en accord avec les valeurs de l’ACO, au sein d’une
équipe soudée prête à relever ces defis inédits."
Selon nos confrères de Ouest-France, le nombre de départs concernerait
une quarantaine de salariés sur les 200 que compte l'ACO.
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