Intelligence Artificielle : le nouveau casse-tête des pilotes et écuries F1 en 2026 ?

Publié le 23 juillet 2026 à 11:30
Mis à jour le 23 juillet 2026 à 13:32
Intelligence Artificielle : le nouveau casse-tête des pilotes et écuries F1 en 2026 ?

L'IA, le nouveau casse-tête de la Formule 1 en 2026 ? Sport Auto décrypte cette nouvelle réalité en vigueur depuis l'entame de la saison.

Pilotes comme écuries de F1 peineraient encore à décrypter le fonctionnement de leurs nouveaux groupe-propulseurs dont le déploiement de puissance dépend en partir d'algorithmes fonctionnant avec l'Intelligence Artificielle.

GP de Belgique : quand le défi de Spa en prend un coup...

Du fait de la répartition désormais fixée à 50/50 entre la puissance (thermique) issue du bloc-moteur (ICE) et celle (électrique) stockée dans la batterie (ES), certains circuits du calendrier ont récemment mis en lumière certaines des faiblesses encore inhérentes de la nouvelle réglementation moteur entrée en vigueur en 2026.
Après Suzuka et Silverstone, le Circuit de Spa-Francorchamps a ainsi vu les monoplaces limitées par endroits dans leur déploiement de puissance sur ce qui reste le tour le plus vallonné et le plus long de la saison (7.004 kilomètres).
Le secteur 2 du tracé, entre les Combes et le virage de Stavelot, était par exemple "sacrifié" en majorité par les pilotes pour recharger suffisamment leur batterie en vue de la remontée de Blanchimont, avalée à pleine puissance.
Au sortir du week-end, si le Grand Prix de Belgique en lui-même n'a pas été impacté autant que redouté, le constat est que le défi autrefois posé par le "toboggan des Ardennes" a été quelque peu altéré par ces nouvelles contraintes.

IA : le nouveau casse-tête des pilotes et écuries F1 ?

L'un des pilotes les plus vocaux, à la radio du moins, au sujet du déploiement problématique de l'énergie moteur fut George Russell. Le Britannique a souffert tout le week-end spadois d'un manque de puissance de sa batterie. Par endroits, notamment en sortie de la chicane du Bus Stop, le déficit de sa puissance de sa Mercedes a été estimé par l'écurie à près de deux dixièmes son équipier Antonelli.
Le motoriste à l'étoile a aussi fait le constat que toutes les monoplaces propulsées par son bloc-moteur souffraient d'un déficit de déploiement d'énergie en sortie de l'épingle de la Source. Un problème récurrent qui pourrait en partie expliquer le mauvais départ de Russell jusqu'à son accrochage avec Lewis Hamilton dans le s des Combes.
Outre les difficultés liés à la configuration du circuit belge, il s'avère que l'implication de l'Intelligence Artificielle expliquerait en partie le casse-tête auquel font face les écuries dans la compréhension de leurs nouveaux moteurs.
L'IA prend en effet une place toujours plus prégnante dans la mise au point des F1 2026 sur le plan du software. Or, il s'avère que les algorithmes, nourris à l'IA, utilisés par les ingénieurs pour anticiper le déploiement idéal d'énergie de leurs V6 complexifieraient encore davantage la procédure de mise au point des groupe-propulseurs en fonction des circuits.

Outre la frustration que cette nouvelle dépendance aux algorithmes et à l'IA nourrit chez les pilotes, limités comme jamais auparavant dans leur pilotage par ces "aides extérieures", la complexité de compréhension de leurs voitures n'est à priori pas prête de s'estomper de si tôt, bien que la FIA et la F1 se soient accordés sur un rééquilibrage progressif du déploiement d'énergie. Avec ce que cette évolution impliquera comme ajustements dans la manière dont ces softwares influencent la vie des écuries et l'épanouissement des pilotes derrière le volant...

Source : The-Race

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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