Intelligence Artificielle : le nouveau casse-tête des pilotes et écuries F1 en 2026 ?
L'IA, le nouveau casse-tête de la Formule 1 en 2026 ? Sport Auto décrypte cette nouvelle réalité en vigueur depuis l'entame de la saison.
Pilotes comme écuries de F1 peineraient encore à décrypter le fonctionnement de leurs nouveaux groupe-propulseurs dont le déploiement de puissance dépend en partir d'algorithmes fonctionnant avec l'Intelligence Artificielle.
GP de Belgique : quand le défi de Spa en prend un coup...
Du fait de la répartition désormais fixée à
50/50 entre la puissance (thermique) issue du bloc-moteur
(ICE) et celle (électrique) stockée dans
la batterie (ES), certains circuits du calendrier ont
récemment mis en lumière certaines des faiblesses encore
inhérentes de la nouvelle réglementation moteur entrée en
vigueur en 2026.
Après Suzuka et Silverstone, le Circuit de
Spa-Francorchamps a ainsi vu les monoplaces
limitées par endroits dans leur déploiement de puissance
sur ce qui reste le tour le plus vallonné et le plus long
de la saison (7.004 kilomètres).
Le secteur 2 du tracé, entre les Combes et le virage de
Stavelot, était par exemple "sacrifié" en majorité par les
pilotes pour recharger suffisamment leur batterie
en vue de la remontée de Blanchimont, avalée à pleine
puissance.
Au sortir du week-end, si le Grand Prix de
Belgique en lui-même n'a pas été impacté autant
que redouté, le constat est que le défi autrefois posé par
le "toboggan des Ardennes" a été quelque peu
altéré par ces nouvelles contraintes.
IA : le nouveau casse-tête des pilotes et écuries F1 ?
L'un des pilotes les plus vocaux, à la radio du moins, au sujet
du déploiement problématique de l'énergie moteur
fut George Russell. Le Britannique a souffert tout
le week-end spadois d'un
manque de puissance de sa batterie. Par endroits,
notamment en sortie de la chicane du Bus Stop, le
déficit de sa puissance de sa Mercedes a été
estimé par l'écurie à près de deux dixièmes son équipier
Antonelli.
Le motoriste à l'étoile a aussi fait le
constat que toutes les monoplaces propulsées par son
bloc-moteur souffraient d'un déficit de
déploiement d'énergie en sortie de l'épingle de la
Source. Un problème récurrent qui pourrait en partie
expliquer le mauvais départ de Russell jusqu'à son
accrochage avec Lewis Hamilton dans
le s des Combes.
Outre les difficultés
liés à la configuration du circuit belge, il s'avère que
l'implication de l'Intelligence Artificielle
expliquerait en partie le casse-tête auquel font
face les écuries dans la compréhension de leurs nouveaux
moteurs.
L'IA prend en effet une place toujours plus prégnante dans la
mise au point des F1 2026 sur le plan du
software. Or, il s'avère que les
algorithmes, nourris à l'IA, utilisés par les
ingénieurs pour anticiper le déploiement idéal d'énergie de
leurs V6 complexifieraient encore davantage la procédure
de mise au point des groupe-propulseurs en fonction des
circuits.
Outre la frustration que cette nouvelle dépendance aux algorithmes et à l'IA nourrit chez les pilotes, limités comme jamais auparavant dans leur pilotage par ces "aides extérieures", la complexité de compréhension de leurs voitures n'est à priori pas prête de s'estomper de si tôt, bien que la FIA et la F1 se soient accordés sur un rééquilibrage progressif du déploiement d'énergie. Avec ce que cette évolution impliquera comme ajustements dans la manière dont ces softwares influencent la vie des écuries et l'épanouissement des pilotes derrière le volant...
Source : The-Race















