"Formula E sous stéroïdes" : l'avis cash de Max Verstappen sur les F1 2026 !

Publié le 13 février 2026 à 11:30
"Formula E sous stéroïdes" : l'avis cash de Max Verstappen sur les F1 2026 !

Honnête et sans détours, Max Verstappen a livré son premier ressenti sur le comportement des nouvelles monoplaces de F1 2026...

Les nouvelles monoplaces de Formule 1 en vue de la saison 2026 liment le bitume, cette semaine et la suivante, sur le Circuit International de Sakhir. Et après une communication verrouillée de la part des écuries à Barcelone sur demande des instances dirigeantes de la F1, les langues commencent à se délier dans le paddock de Bahreïn...

Max Verstappen : "Les sensations ne sont pas vraiment dignes de la F1"

Parmi elles, celle de Max Verstappen a claqué comme un fouet dans le crépuscule du désert, ce jeudi soir. Au terme de la deuxième des trois journées de roulage - la RB22 était testée par son nouvel équipier Isack Hadjar - le Néerlandais s'est montré brutalement honnête quant à son ressenti sur les machines de nouvelle génération.
"Les sensations [au volant, ndlr.] ne sont pas vraiment dignes de la Formule 1. Ça ressemble davantage à de la Formule E sous stéroïdes", lâche le quadruple Champion du monde de F1 dans des propos relayés par The-Race. "En tant que pur pilote, j’aime être à fond. Et pour le moment, on ne peut pas piloter comme ça. Il y a énormément de choses à gérer.
Beaucoup de ce que vous faites en tant que pilote a un impact énorme sur l’aspect énergétique, poursuit-il. Et pour moi, ce n’est tout simplement pas la F1. Dans ce cas, autant piloter en Formule E, non ? Car là-bas, tout tourne autour de l’énergie, de l’efficacité et de la gestion. C’est leur philosophie."

Max Verstappen : "En termes de pilotage pur, ce n’est pas très amusant"

Bien que les écuries soient encore aux premières heures d'un long processus de compréhension de leurs nouveaux outils, les ressentis initiaux de la part du pilote ont un poids évident pour orienter les directions à suivre en développement.
Et le fait qu'un Verstappen, perçu depuis des années comme la valeur-étalon de la discipline auprès de nombreux fans, se montre aussi peu emballé par la nouvelle donne technologique est de nature à donner des cheveux gris à la FOM et la FIA.
"En termes de pilotage pur, ce n’est pas très amusant", regrette-t-il. "Mais je suis bien conscient des enjeux pour l’équipe. Et en voyant l’enthousiasme des membres du team, quand je suis dans la voiture, je donne toujours le maximum. Et ils le savent. Mais le niveau d’excitation n’est pas très élevé. Et le plaisir de piloter non plus."
Et le fait que sa RB22, propulsé par un nouveau moteur conçu pour la première fois en interne avec le concours de Ford Performance, tournerait déjà une seconde au tour plus rapidement que la concurrence, ne semble pas le consoler.
"Une voiture gagnante, pour moi, ça n’a pas d’importance", rétorque-t-il. "Il faut aussi que ce soit amusant à piloter, à ce stade de ma carrière". Et quand on connaît le goût de l'intéressé pour d'autres compétitions comme le Sim Racing ou le GT, ce genre de prise de position n'est pas de nature à le convaincre de rempiler pour des années en F1."

"Je m’intéresse aussi à d’autres choses en dehors de la Formule 1 pour prendre du plaisir. Je sais que nous allons rester avec ce règlement pendant un bon moment. Alors, on verra", laisse-t-il entendre. "Je veux simplement un pilotage normal. Comme cela devrait être, sans avoir à penser : 'Oh, si je freine un peu plus longtemps ou moins longtemps, ou si je passe un rapport en plus ou en moins', ce genre de choses qui ont un impact énorme sur les performances en ligne droite."

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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