Ford frappe fort avec un V8 de 7,3 litres développant plus de 1 200 ch
Ford Megazilla 2.0 débarque avec un V8 7,3 litres compressé qui revendique plus de 1 200 ch. Reste à voir jusqu’où ce bloc de caisse ira...
Alors que tout le monde parle autonomie et bornes de recharge, Ford choisit une autre voie pour faire tourner les têtes : un V8 7,3 litres compressé qui dépasse les 1 200 ch. Son nom : Ford Megazilla 2.0, un moteur "en caisse" prêt à être greffé dans le projet le plus fou d’un préparateur.
Ford Megazilla 2.0 : le V8 de caisse qui casse la baraque

Derrière ce bloc XXL, Ford Performance affiche clairement la couleur. Le constructeur présente Megazilla 2.0 comme "le moteur de caisse le plus puissant jamais créé par un constructeur". Plus de 1 200 ch, plus de 1 350 Nm et aucune hybridation en vue : un manifeste mécanique, lancé au moment où le thermique se fait discret dans les brochures. Megazilla 2.0 reste fidèle à l’architecture Godzilla : un V8 à poussoirs de 7,3 litres, bloc compact mais taillé pour encaisser des charges dignes d’un camion. Sauf qu’ici, il ne s’agit plus d’un moteur utilitaire reconverti, mais d’un produit vitrine du catalogue Ford Performance Parts, pensé pour les swaps radicaux, les restomods de dragster ou les 4x4 prêts pour le désert. La recette tient en un mot : suralimentation. Un compresseur Whipple Gen 6 de 3,0 litres souffle dans les huit cylindres pour atteindre ces chiffres déraisonnables, avec une cartographie annoncée pour du carburant de course. Officiellement, le bloc vise la compétition uniquement : drag, off-road extrême ou show-cars. Pas de promesse d’homologation route, y compris sur le marché américain.
Sous le capot : un Godzilla largement retravaillé
Ford insiste sur le fait qu’il ne s’agit "pas d’un Megazilla 1.0 avec un compresseur simplement boulonné dessus". Le constructeur parle d’un "nouveau programme de développement avec un bloc plus solide, un arbre à cames spécifique au compresseur, des pistons mis à niveau, des injecteurs plus gros, une courroie accessoire et un damper différents". Pistons forgés, bielles renforcées et culasses usinées complètent le tableau. Résultat chiffré : plus de 1 200 ch, là où Megazilla 1.0, atmosphérique, tourne autour de 612 à 615 ch. En face, le Chevrolet ZZ632 de 10,35 litres affiche 1 004 ch, le Mopar Hellephant 426 sort 1 000 ch. Megazilla 2.0 revendique donc la couronne avec un V8 plus compact, mais plus puissant que ces deux monstres. Pour donner un visage à ce moteur, Ford a créé le Bronco Frostwarden, un show car de type "sauvetage arctique" présenté au SEMA. Au menu : pneus de 42 pouces, ponts à portiques, voies élargies et accessoires de survie polaire, le tout posé sur le V8 Megazilla 2.0. Ford explique vouloir "attirer les gens" avec ce Bronco vitrine et discuter directement avec préparateurs et clients.
Dans la pratique, Megazilla 2.0 s’adresse aux ateliers de préparation américains capables de construire autour un châssis, une transmission et des ponts à la hauteur. Les commandes doivent passer par Ford Performance Parts et le réseau de concessions, avec un lancement annoncé à partir du quatrième trimestre 2025 pour un usage compétition. Le Megazilla 1.0 frôlait déjà les 20 000 £, soit un peu plus de 23 000 € ; la version 2.0 sera plus chère. En France, la greffe se limiterait à des projets de piste ou de salon importés, où le coût global (moteur, renforts mécaniques, main-d’œuvre spécialisée) grimperait très vite bien au-delà du prix du bloc lui-même.














