Il voulait un V6 dans sa Mazda MX-5, son préparateur lui a trouvé bien plus fou au Japon
Au Japon, Daddy Motorworks a glissé un V8 de Ferrari 360 dans une Mazda MX-5 NB sans saccager le compartiment moteur. Un projet fou, léger et étonnamment vivable.
Une Mazda MX‑5, normalement, c’est un petit cabriolet léger d’une centaine de chevaux. Cette MX‑5 NB vert grenouille, elle, cache un V8 de Ferrari 360 Modena de près de 400 ch sous son capot. Le plus fou : ce swap Mazda MX‑5 V8 Ferrari 360 n’a pas demandé de charcuter tout le compartiment moteur.
Imaginée au Japon pour un client et filmée par le photographe Dino Dalle Carbonare, cette MX‑5 très spéciale a demandé plusieurs années de travail. Elle reste pourtant relativement légère pour un roadster à moteur de supercar et promet un comportement exploitable au quotidien, avec en prime la bande‑son typique des V8 sortis de Maranello.
Mazda MX‑5 NB, look de NA et coeur de Ferrari 360
Base de ce projet démentiel : une Mazda MX‑5 NB, mais déguisée en NA avec son bouclier à pop‑up et un tableau de bord d’ancienne. La carrosserie reçoit un énorme scoop de capot façon Subaru Impreza qui laisse dépasser les cornets d’admission polis. À bord, le bloc central d’origine a disparu au profit d’un grand écran tactile et de sièges rouges retravaillés.

Au départ, le propriétaire pensait rester raisonnable avec un V6 Mazda, puis un V6 d’Acura NSX. Le temps de grimper dans la file d’attente de Daddy Motorworks, un moteur F131 de Ferrari 360 accidentée apparaît sur Yahoo Auctions : V8 3,6 litres tout aluminium, environ 400 ch à fond de compte‑tours. L’équipe se lance alors dans ce swap unique, documenté pas à pas sur les réseaux du projet et étalé sur près de quatre ans.
Comment le V8 Ferrari entre dans la MX‑5 sans découper le compartiment moteur
Installer à l’avant un V8 né pour être central arrière, c’est un casse‑tête de volumes. Le bloc de Ferrari 360 reste pourtant suffisamment compact pour s’installer entre les longerons de la MX‑5, sans entamer le tablier. Le secret vient du carter sec d’origine, qui évite un carter d’huile profond, et d’accessoires déplacés pour libérer de la place autour du moteur.
Les préparateurs ont ajouté un sous‑châssis tubulaire sous le V8 et un renfort central type butterfly brace signé FlyinMiata pour rigidifier le plancher, sans toucher aux tôles du compartiment. Le réservoir du système de lubrification à carter sec migre dans le coffre. Scarbo Performance a modélisé en 3D une ligne d’échappement style Ferrari F430, tandis que le V8 ne pèse qu’une vingtaine de kilos de plus que le 4‑cylindres Mazda.
Châssis, boîte GR86 et caractère sur route de la Ferramiata
Pour encaisser le couple italien, la Mazda reçoit la boîte manuelle à six rapports d’une Toyota GR86, choisie pour sa modernité et sa solidité. À l’arrière, un différentiel autobloquant OS Giken, des cardans renforcés et un berceau rigidifié complètent le tableau. Le freinage et la suspension passent en Supermiata XIDA XL, pendant que des pneus volontairement modérés ménagent la transmission.
Résultat sur route : autour de 1 150 kg, soit l’équivalent d’une MX‑5 d’origine avec un passager à bord, mais avec un V8 qui tire fort dès les bas régimes avant de hurler passé 3 000 tr/min. Le seul compteur devant la conductrice est le compte‑tours Ferrari au centre d’un combiné de NA, le reste des infos migrant sur l’écran central et quelques commodos italiens.














