Cette Plymouth Superbird a dépassé 354 km/h… et pourrait maintenant frôler le million aux enchères
Pour acheter cette Superbird Hemi recordwoman, Troy Hawks est allé jusqu’à vendre sa Dodge Charger 500. Cinq ans plus tard, l’américaine, capable d'atteindre 354 km/h, prend la direction des enchères.
On imagine mal vider son garage d’une Dodge Charger 500 de 1969, série ultra rare, pour une autre américaine encore plus extrême. C’est pourtant ce qu’a fait le Texan Troy Hawks en cédant sa Charger pour financer l’achat d’une Plymouth Hemi Superbird, détentrice d’un record à 354 km/h sur le sel de l’Utah.
Cette Superbird de 1970 ne se résume pas à sa spectaculaire carrosserie avec son nez pointu et son aileron de géant. C’est l’exemplaire Lindsley, qui a revendiqué le statut de voiture de série la plus rapide du monde. Une légende roulante qui doit bientôt passer sous le marteau, en janvier 2027, lors d’une vente Mecum en Floride.
Plymouth Hemi Superbird : le choix radical de Troy Hawks
Dans son garage, Troy possédait une Dodge Charger 500 de 1969, déjà une star pour les amateurs de muscle cars. Début 2021, il la met en vente pour réunir de quoi s’offrir la Hemi Superbird des Lindsley. L’annonce trouve preneur en une journée, la transaction est bouclée en une semaine : décision nette, aucun retour en arrière possible.
En face, l’objet de tous les sacrifices : une Superbird Alpine White de 1970, V8 426 Hemi d’environ 425 ch, boîte automatique Torqueflite et banquette avant, comme à l’origine. Seuls 135 exemplaires Hemi ont été produits, dont 77 avec cette transmission. Hawks l’a restaurée dans sa configuration d’origine, tout en assumant son passé de bête de vitesse sur les lacs salés.

Des Lindsley aux Bonneville Salt Flats, une trajectoire de records
L’histoire démarre en 1970, quand Jim Lindsley achète la Superbird neuve et file directement au lac asséché d’El Mirage : environ 248 km/h dans sa configuration strictement d’origine. Quelques mois plus tard, direction les Bonneville Salt Flats dans l’Utah, où la voiture frôle déjà les 320 km/h.
La famille revient en 1971, avec le fils Larry au volant. Cette fois, la Superbird dépasse les 320 km/h et offre au duo père‑fils une entrée commune dans le très sélect "200 mph Club". En 1972, elle signe 340 km/h avec son moteur d’origine, avant que celui‑ci soit retiré et stocké. Des mécaniques de course prennent le relais, poussant la voiture jusqu’à environ 350 km/h en 1975, un record dans sa catégorie.
De la légende familiale à l’enchère Mecum 2027
Pendant ce temps, la fille de Larry, Patty Lindsley, apprend la mécanique sur cette même auto. Elle prend aussi le volant dans les années 1980, avec des passages enregistrés au‑delà de 343 km/h. Une rare figure féminine sur le sel à cette époque. Cela ajoute une dimension familiale très forte à l’histoire de la Superbird.
Le moteur Hemi d’origine, mis de côté en 1972, a été entièrement refait des décennies plus tard. Il a ensuite été réinstallé, redonnant à la voiture sa configuration route. Aujourd’hui, la Superbird affiche environ 22 500 km et Troy Hawks la conduit encore sur route au Texas. Le 15 janvier 2027, elle passera chez Mecum Kissimmee. Avec un tel pedigree, cette auto pourrait approcher le million de dollars, soit près de 860 000 €.














