Lamborghini trop bruyante : ce que la police a fait sous les applaudissements des voisins va surprendre le conducteur
À La Haye, une Lamborghini Aventador SVJ Roadster équipée d’une ligne Gintani a fini au sonomètre après des jours de vacarme nocturne. Cette mesure a changé brutalement le destin de la supercar.
À La Haye, les habitants d’un quartier résidentiel ont vu débarquer une patrouille pour une raison bien précise : le vacarme d’une Lamborghini Aventador SVJ Roadster équipée d’un échappement très spécial. Depuis des jours, ce V12 réveillait tout le monde à chaque accélération et coup de gaz.
Lors du contrôle, la police néerlandaise a mesuré jusqu’à 106 dB au sonomètre, alors que la limite légale pour cette voiture est fixée à 91 dB. Verdict immédiat : véhicule jugé non conforme, immobilisé avec un WOK‑status, sous les applaudissements de voisins exténués. Une scène qui en dit long sur la cohabitation parfois compliquée entre supercars et riverains.
Une Lamborghini Aventador trop bruyante pour la rue
Le modèle en cause, une Aventador SVJ Roadster, était équipé d’une ligne Gintani, réputée pour transformer le V12 en quasi moteur de Formule 1 ancienne génération. Les vidéos de ces Aventador modifiées montrent un son très aigu, explosif dans les tours, comparé par Autoblog à celui des V12 de F1 qui pouvaient atteindre environ 150 dB.
Dans ce quartier de La Haye, ce concert mécanique se produisait en pleine zone urbaine, avec accélérations et "rev" répétés. Sur Instagram, la verkeerspolitie de Den Haag résume l’ambiance : "Pendant notre contrôle, plusieurs riverains sont sortis pour nous témoigner leur reconnaissance. Cela montre que des nuisances étaient ressenties depuis longtemps", a écrit la police, citée par Autoblog. Le ras‑le‑bol semblait bien installé.
106 dB mesurés : un son bien au‑delà du raisonnable
Sur le papier, 91 dB contre 106 dB ne paraissent pas si éloignés. En réalité, l’échelle des décibels est logarithmique : chaque hausse de 3 dB correspond à environ un doublement de l’énergie sonore. Avec +15 dB, l’Aventador diffusait donc près de 32 fois plus d’énergie que le maximum autorisé, pour un son perçu environ trois fois plus fort.
Les autorités de santé fixent le seuil de danger auditif prolongé autour de 85 dB. À 106 dB au pied des immeubles, on dépasse largement ce niveau, surtout si le scénario se répète chaque soir. En France, l’article R.318‑3 du Code de la route vise justement les véhicules "exagérément bruyants" : échappement modifié ou non homologué peut entraîner une amende d’environ 135 €, l’immobilisation, puis l’obligation de présenter le véhicule remis en conformité, avec contrôle sonore tolérant seulement quelques décibels au‑dessus de la valeur inscrite sur la carte grise.
Voisins soulagés et message pour les passionnés de supercars
Dans l’affaire néerlandaise, l’immobilisation de l’Aventador a été accueillie par des remerciements directs aux policiers. Des scènes comparables se répètent ailleurs : à Mirabel, près de Montréal, une conductrice de Lamborghini surnommée "la bête noire" a récolté 16 contraventions après des semaines de nuisances nocturnes, tandis qu’à Londres, une habitante excédée a fini par lancer une pomme sur une Aventador qui martyrisait les rupteurs sous ses fenêtres.
Pour les passionnés, le message est clair : le son fait partie du charme d’un V12, mais l’usage sur route ouverte a ses limites. Garder une ligne d’échappement homologuée, conserver le pot d’origine pour les trajets urbains, réserver les pleines charges aux sorties circuit et éviter les accélérations spectaculaires en bas des immeubles devient d’autant plus prudent que des radars anti‑bruit calibrés autour de 85 dB commencent à se déployer, en France aussi.














