De −30 °C à plus de 40 °C, Bugatti met la Tourbillon à l’épreuve des climats extrêmes
De la glace suédoise aux routes brûlantes d’Andalousie, la Bugatti Tourbillon affronte des climats extrêmes. Dans les coulisses, ingénieurs et pilotes traquent la moindre faiblesse.
Entre la glace scandinave et l’asphalte brûlant de l’Andalousie, la nouvelle Bugatti Tourbillon joue les globe-trotteuses dans la série documentaire A New Era. La marque y montre comment son hypercar hybride est poussée loin de sa zone de confort, pour vérifier qu’elle encaisse sans broncher le froid qui mord et la chaleur qui écrase.
Derrière les images spectaculaires, l’enjeu est très simple : garantir que cette Bugatti Tourbillon reste utilisable et confortable partout, tout le temps. Clients du Golfe, conducteurs nordiques ou collectionneurs californiens, tous attendent la même chose d’une voiture à ce prix : qu’elle supporte des climats extrêmes sans compromettre ni les performances ni la sérénité au volant.
Bugatti Tourbillon : 1 800 ch à dompter de −30 °C à plus de 40 °C
Sous la carrosserie sculptée se cache un casse-tête thermique : un V16 atmosphérique associé à trois moteurs électriques, pour un total de 1 800 ch, alimentés par une batterie 800 V. "La tâche principale ici a été de pouvoir refroidir ces températures dans l’habitacle, mais aussi dans le compartiment moteur, tout en conservant une voiture au design remarquable et épuré", explique l’ingénieur Daniel Ríos Hidalgo, chez Bugatti Rimac.

Pour l’ingénierie, la géographie des clients dicte le niveau d’exigence. Entre les pays du Golfe, la Scandinavie et l’Amérique, les conditions varient du tout au tout et la Bugatti Tourbillon doit garder le même caractère. "Nous livrons des voitures dans le monde entier [...] nous devons nous assurer que ces voitures fonctionnent correctement dans toute cette variété de conditions", insiste Daniel Ríos Hidalgo.
−30 °C en Suède : la Bugatti Tourbillon sur glace et neige
Au cœur de l’hiver, direction Arjeplog, dans le nord de la Suède, où le thermomètre plonge jusqu’à −30 °C sur les lacs gelés. Pendant près de quatre semaines, une vingtaine de personnes enchaînent journées et nuits d’essais sur glace, neige et asphalte, pour affiner la motricité, la stabilité et le comportement de la voiture sur sol à faible adhérence.
Dans ce froid sec, les équipes vérifient que la Tourbillon démarre après une nuit dehors, dégivre vite, chauffe l’habitacle et garde toutes ses assistances actives. "Quand on a beaucoup de puissance mais que l’on ne se sent pas à l’aise sur circuit ou sur route, il est très difficile d’être précis. Il est donc très important de garder le confort dans l’habitacle et une température assez fraîche pour permettre aussi aux clients de profiter de la voiture au mieux", rappelle le pilote de développement Paolo Magrone.
Plus de 40 °C en Espagne et jusqu’à 50 °C à Dubaï : la Tourbillon au cœur de la fournaise
Sous le soleil de Séville, l’air dépasse les 40 °C et l’asphalte frôle les 45 °C, sur route ouverte comme sur circuit. Plus de 200 thermocouples disséminés dans la voiture suivent en temps réel moteur thermique, moteurs électriques, batterie, freins et habitacle, afin de confronter les modèles de simulation au comportement réel.
De l’Andalousie à Dubaï, ces essais garantissent une cabine fraîche à pleine charge.














