Cette Geo Metro cache un V8 à la place des sièges arrière et cherche un acheteur

Publié le 12 octobre 2026 à 18:30
geo metro

À Los Angeles, une Geo Metro 1996 banalement née économe arrive sur Facebook Marketplace avec un V8 derrière les sièges. Entre prix costaud et comportement sauvage, cette petite bombe vise quelques acheteurs téméraires.

C’est le genre d’annonce qui fait lever un sourcil en scrollant : une modeste citadine des années 90, mais qui cache un énorme moteur au mauvais endroit. Cette fois, il s’agit d’une Geo Metro V8 de 1996, repérée sur Facebook Marketplace à Los Angeles, affichée à 16 500 dollars, soit autour de 15 000 €.

Là où les places arrière accueillent d’ordinaire les enfants et les sacs de courses, on trouve ici un bloc V8 monté en position centrale, entouré d’une carrosserie arrière élargie et d’ailes gonflées pour couvrir de gros pneus de 16 pouces. Le genre de transformation qui fait basculer une petite auto économique dans une autre catégorie, bien plus sérieuse.

Une Geo Metro V8 à vendre, bien loin de la petite citadine écolo

À l’origine, cette Metro de seconde génération est une simple Suzuki Cultus rebadgée : l’une des voitures les moins chères du marché américain, conçue pour consommer peu, avec un trois-cylindres 1,0 l de 55 ch. L’exemplaire en vente, lui, n’a plus grand-chose à voir avec ce rôle de petite fourmi raisonnable.

Geo Metro V8 © Facebook Marketplace

Le propriétaire actuel propose la voiture à 16 500 dollars. Pour ce prix, l’acheteur potentiel obtient une coque de Metro largement modifiée, un intérieur amputé de sa banquette arrière et un habitacle envahi mécaniquement par un V8 LS4 de 5,3 l couplé à une boîte automatique GM 4T80E. De citadine anonyme, la voiture devient un jouet radical réservé à un public averti.

Du projet bricolé au Monster Metro recherché

Avant de se retrouver à Los Angeles, cette préparation a démarré par un achat presque dérisoire : le donneur Geo Metro aurait été payé 200 dollars, avec 30 dollars retrouvés dans le pare-soleil, ramenant le coût réel à 170 dollars. La voiture dormait dans les hautes herbes, promise à la casse plutôt qu’aux vidéos virales.

Le préparateur a d’abord envisagé un moteur de moto sportive, finalement abandonné au profit du LS4, plus facile à trouver et moins cher. Le berceau moteur et la suspension arrière proviennent d’une Cadillac DeVille, ce qui explique les grosses roues qui dépassaient d’abord largement de la carrosserie. La carrosserie arrière a ensuite été refaite pour améliorer l’amenée d’air vers le V8 et intégrer proprement ces voies élargies, avant la mise en vente actuelle.

Un comportement de mini-dragster que l’acheteur ne doit pas sous-estimer

Techniquement, le LS4 est un V8 conçu au départ pour des berlines à traction avant comme l’Impala SS. Ici, il est retourné pour entraîner les roues arrière, avec presque tout le poids concentré derrière les sièges avant. La Metro garde son empattement très court de 93 pouces et une voie avant quasi d’origine, ce qui donne un train avant léger et extrêmement vif.

Résultat, on passe d’environ 55 ch à près de 290 ch, un bond de puissance d’un facteur cinq. Sur une voiture aussi compacte, la motricité et les accélérations deviennent impressionnantes, mais la stabilité demande de vraies compétences au volant. Avant de craquer, un acheteur devra vérifier la qualité des soudures, l’intégration du berceau Cadillac, le refroidissement du moteur enfermé derrière lui et la conformité de l’auto avec les règles locales, en gardant en tête qu’il s’agit plus d’un jouet de rassemblement et de piste que d’un daily discret.

Nos marques populaires Voir tout
Sport Auto