Cette Cadillac a traversé les États-Unis d’une côte à l’autre… en moins d’une journée !
Une Cadillac CT4-V Blackwing a parcouru environ 3 800 km entre la Floride et la Californie en seulement 22 h 38. Sa vitesse moyenne : près de 167 km/h sur route ouverte.
Traverser les États-Unis en moins d'une journée ressemble à un fantasme de cinéma, pourtant Tommy Thomas l'a fait. En septembre 2026, ce passionné a relié Jacksonville Beach, en Floride, à Dog Beach, à San Diego, en 22 h 38, aux commandes d'une Cadillac CT4‑V Blackwing préparée pour une traversée façon Cannonball Run.
Officiellement, ce n'est pas le record historique New York–Los Angeles, mais un record "Southern Trail" sur un peu moins de 4 000 km, avalés en moins de vingt‑trois heures. Derrière cet exploit, Thomas dévoile aujourd'hui une berline presque de série à l'extérieur, mais transformée en centre de contrôle roulant à l'intérieur.
Record d'une côte à l'autre : 22 h 38 en Cadillac CT4-V Blackwing
Le départ se fait pneus dans le sable de Jacksonville Beach, l'arrivée sur celui de Dog Beach à San Diego. Sur près de 3 800 km, la Cadillac boucle le trajet en 22 h 38, à 167 km/h de moyenne. "Pour l'instant, nous sommes ceux qui ont traversé l'Amérique en voiture le plus vite de l'histoire", affirme Tommy Thomas.
La tentative a été menée par la petite équipe @cannonballcc, sur l'Old Spanish Trail, aussi appelée "Southern Trail", une variante reconnue mais distincte de la route Cannonball officielle : du Red Ball Garage au Portofino Hotel. Leur plus gros coup de stress reste une heure passée derrière un officier du Texas Department of Public Safety ; la moyenne tombe alors d’environ 174 à 163 km/h, "le pire défi mental" du voyage, résume l'équipe.
Tommy Thomas, une rupture et un run fou
À l'origine de ce record d'une côte à l'autre, il y a une rupture. "Franchement, c'est un peu l'histoire d'un chagrin d'amour qui aboutit à un temps record", confie Tommy Thomas, qui venait de rompre après plus de trois ans de relation. Sa réponse tient en une phrase : "Je me suis dit, comme la plupart des gars qui aiment les voitures : j'allais sortir faire un tour".
Côté mécanique, sa Cadillac CT4‑V Blackwing reste quasi d'origine. Sous le capot, le V6 3,6 litres biturbo développe 479 ch, avec une vitesse de pointe annoncée à plus de 300 km/h. "Les gars qui ont fabriqué cette Cadillac, chapeau, c'est une bonne voiture", insiste Thomas, avant de rappeler qu'elle est "totalement d'origine. Rien n'a été modifié" sur la partie moteur.
Une Cadillac CT4‑V Blackwing façon centre de contrôle
Là où la Cadillac bascule dans l'extrême, c'est dans l'habitacle. Devant le pare‑brise, une forêt de ventouses et d'écrans : appli de navigation avec chrono, écran central dédié au guidage, moniteur pour le suivi en direct. Un boîtier électronique noir prend place aux pieds du passager et une grille assombrit la vitre côté droit. À l'arrière, trois antennes trahissent les radios et la liaison avec l'équipe d'éclaireurs.
Les vraies modifications concernent surtout l'autonomie et la discrétion. Un système de carburant porté à environ 200 litres limite les pleins à quelques pauses éclair. Brouilleurs laser et radios permettant d’écouter les communications complètent l'arsenal, pour un run ultrarapide sur route ouverte, illégal et très risqué.














