L’ancienne Ferrari 275 GTB/4 d’Eric Clapton refait surface : près de 3,4 millions d’euros pour ce rare exemplaire

Publié le 25 juin 2026 à 08:30
L’ancienne Ferrari 275 GTB/4 d’Eric Clapton refait surface : près de 3,4 millions d’euros pour ce rare exemplaire

Avec seulement 31 exemplaires en conduite à droite, cette Ferrari 275 GTB/4 ne manque déjà pas d’arguments. Mais son histoire, du Kenya au garage d’Eric Clapton, la rend encore plus singulière.

Cette Ferrari 275 GTB/4 de 1966 n'est pas qu'un coupé italien comme les autres : c'est l'ancienne voiture d'Eric Clapton, aujourd'hui proposée à la vente chez le spécialiste londonien Fiskens. Affichée à 2,95 millions de livres (environ 3,4 millions d'euros), cette GT grise concentre rareté, pedigree et grosse cote.

La Ferrari 275 GTB/4, dessinée par Pininfarina et carrossée par Scaglietti, fait partie des icônes des années 1960. Mais ce châssis 09261 coche presque toutes les cases recherchées : série ultra limitée, configuration à conduite à droite, longue histoire documentée entre Londres et le Kenya, restauration complète, certification Ferrari Classiche et, atout supplémentaire, passage par le garage de la rock star.

Une Ferrari 275 GTB/4 d’Eric Clapton à 3,4 millions d'euros

Sous le long capot se cache le V12 Colombo de 3,3 litres à quatre arbres à cames. La puissance est donnée pour 300 ch. À l'époque, cette berlinette passait de 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et frôlait les 262 km/h, avec une boîte manuelle à cinq rapports installée sur le pont arrière et des suspensions indépendantes aux quatre roues.

Entre 1966 et 1968, seulement 300 exemplaires de la 275 GTB/4 ont été assemblés. Au total, 31 sont en conduite à droite, comme cette auto. Certifiée Ferrari Classiche, elle a été entièrement reprise par Terence Disdale : décapage jusqu’à la tôle nue, retour au gris métallisé Grigio Argento, intérieur refait en cuir fauve, pour un budget d’environ 250 000 dollars (environ 220 000 euros) pour la mécanique et 33 000 dollars pour la sellerie (environ 30 000 euros).

Une vie de roman pour le châssis 09261, de Londres au Kenya

Tout commence le 4 juillet 1966 à Londres. L’homme d’affaires Robin Houry commande cette Ferrari via le distributeur britannique Maranello Concessionaires. Il prévoit de la garder six mois au Royaume-Uni avant de l’expédier au Kenya. Mais l’usine l’envoie directement au port de Mombasa. Furieux, il décide finalement de la conserver sur place et de courir en amateur avec l’East African Motor Sports Club.

En 1968, Houry revend le coupé argenté à son associé Brian Lees. Ce dernier parie avec le pilote d’un Douglas DC-3 que sa Ferrari ira plus vite de Nairobi à Mombasa que l’avion. Sur environ 480 km de route, la 275 garde près de 130 km/h de moyenne et gagne le défi. Rapatriée au Royaume-Uni en 1970, elle est achetée l’année suivante par l’illustrateur James Allington. Le nouveau propriétaire la démonte pour réaliser un dessin en coupe puis la repeint en rouge vif.

De Clapton au marché des collectionneurs : une 275 GTB/4 très convoitée

Eric Clapton ajoute cette 275 GTB/4 à sa collection en 2003, la fait restaurer pendant un an dans sa configuration d’origine puis la revend en 2005. Pour Terence Disdale, "je crois que la 275 GTB est la plus belle voiture jamais conçue".

Sur les dernières ventes, d’autres 275 GTB/4 sont parties entre 2,5 et 5,3 millions d'euros. Pour Gregor Fisken, "le fait d’avoir Eric Clapton dans son histoire donne à cette Ferrari un véritable statut de rock star".

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