Dodge veut faire renaître la Hellcat avec son mythique V8

Publié le 14 octobre 2026 à 13:30
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Fuites internes, V8 HEMI 6,2 litres et 12 000 exemplaires par an : Dodge préparerait le retour de la Charger Hellcat. Mais ce come-back thermique cache un pari bien plus stratégique.

Surprise dans le petit monde des muscle cars : la Hellcat n’aurait pas dit son dernier mot. Deux ans après avoir rangé son gros V8 au garage, Dodge préparerait le retour d’une Dodge Charger Hellcat V8, toujours gavée d’essence et de décibels, pour l’année-modèle 2028. Le fantasme de beaucoup de passionnés pourrait donc reprendre forme, au moment même où l’industrie jure qu’elle se convertit à l’électrique...

Ce que prévoient les fuites pour la Dodge Charger Hellcat V8 2028

Entre virage électrique assumé et nostalgie très rentable, la marque s’amuserait à marcher sur une ligne de crête : d’un côté la Charger Daytona électrique, de l’autre un V8 mythique ressuscité en petite série. Reste à savoir s’il s’agit d’un vrai changement de cap ou d’un baroud d’honneur bien calculé pour reconquérir les fans déçues par la fin du thermique.
Selon des documents internes évoqués par nos confrères chez Automotive News, Stellantis planche sur une Charger animée par un V8 6,2 litres HEMI suralimenté, proche du fameux Hellcat, avec un lancement industriel fin 2027 et une commercialisation sur l’année-modèle 2028. La production viserait environ 12 000 exemplaires par an, uniquement en propulsion, avec le choix entre carrosserie deux portes ou quatre portes, toujours sur la nouvelle plateforme STLA Large. Officiellement, Dodge garde le silence. Le groupe aurait simplement qualifié ces informations de rumeurs et refusé de commenter sa stratégie produit future. Ce flou entretient l’effervescence, d’autant que les V8 Hemi ont quitté le catalogue Charger et Challenger depuis 2023. Pour beaucoup de passionnés, l’idée même de revoir un badge Hellcat sur une berline musclée ressemblait à un fantasme… jusqu’à ces fuites très détaillées.

Un V8 mythique face au Hurricane et à la Charger Daytona électrique

Sous le capot, ce retour en grâce du Hellcat s’inscrirait au sommet d’une gamme déjà bien fournie. La Charger actuelle aligne un moteur Hurricane 3,0 litres six cylindres biturbo, décliné entre environ 420 et 600 ch, tandis que la Daytona 100 % électrique grimpe autour de 670 ch. Le V8 6,2 litres compressé pourrait retrouver une puissance proche des 700 ch, peut‑être davantage, associé à une boîte automatique ZF à huit rapports et uniquement deux roues arrière motrices. Sur la route, le paradoxe est assumé : une muscle car électrique délivre des accélérations plus fulgurantes, grâce au couple immédiat. En ramenant un gros V8 plus gourmand et potentiellement un peu moins performant qu’une Daytona, Dodge viserait autre chose que le chrono. Bruit métallique, vibrations, odeur d’essence : la Hellcat redeviendrait surtout un manifeste identitaire, pensé pour celles et ceux qui refusent que la transition se fasse sans ce théâtre mécanique.
Vue depuis la France, cette future éventuelle Charger Hellcat V8 a tout du plaisir lointain. Entre malus environnemental record, normes CO₂ et contraintes d’homologation, la grande majorité des 12 000 exemplaires annoncés devrait malheureusement rester en Amérique du Nord. Quelques importations resteront possibles, mais à des tarifs stratosphériques, ce qui placerait la voiture dans la catégorie des objets de collection plus que dans celle des autos du quotidien.

Sur le fond, cette possible Dodge Charger raconte surtout la période actuelle : l’Union européenne resserre la vis sur le thermique, quand les États‑Unis se permettent encore des séries limitées très polluantes pour faire vibrer leur audience. La Mustang conserve son V8, les muscle cars électriques comme Tesla occupent l’autre extrême, et la Hellcat 2028 s’inscrirait entre les deux. Puissance exacte, prix, marchés desservis et confirmation officielle restent inconnus. Ce retour annoncé du V8 ouvre plus de questions qu’il n’apporte de certitudes.

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À propos de l’auteur
Lucas Brenot
Lucas Brenot
J’aime l’automobile pour ce qu’elle apporte concrètement : la sensation de conduite, le plaisir d’un moteur bien réglé, le soin apporté à un intérieur. J’ai grandi avec des voitures autour de moi, et c’est resté une vraie curiosité au quotidien.
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