24H du Mans - Toyota promet de revenir

Après des 24 Heures du Mans très difficiles, Toyota promet de revenir. Les pilotes sont sous le coup suite à leurs problèmes.
Les 24 Heures du Mans ont encore été cruelles pour Toyota. Après
le problème sur la N°5, qui filait vers la victoire, à cinq minutes
de la fin l'an dernier, les TS050 Hybrid étaient les plus rapides
cette année, mais les trois prototypes ont eu des problèmes. La N°7
a eu un souci d'embrayage, la N°8 un problème de transmission à
l'avant et la N°9 un accident. Seule la N°8 a vu l'arrivée.
Pendant que Porsche célèbre son 19ème succès, le constructeur
japonais termine sa 19ème participation sans la moindre victoire.
Mais cette nouvelle domination n'entame pas la motivation de
Toyota, qui veut revenir.
« Toyota va se battre pour le jour où nous pourrons, tous
ensemble, avoir le sourire aux lèvres, » promet Akio Toyoda,
le Président de Toyota Motor Corporation. « Les 24 Heures du
Mans sont un laboratoire précieux, dans lequel nous pouvons
continuer à relever le défi des technologies utilisées, en les
testant dans un environnement extrême. »
Toshio Sato, le Président de l'équipe, a le même discours :
« Nous reviendrons plus forts et plus déterminés que jamais,
notre défi aux 24 Heures du Mans va se poursuivre, »
indique-t-il.
Les deux hommes saluent le succès de Porsche
: « Evidemment, nous félicitons sincèrement Porsche pour
leur victoire, parce qu'ils méritaient vraiment de gagner
aujourd'hui, » indique Toshio Sato. Akio Toyoda a apprécié ce
duel avec Porsche : « Après la lutte de l'an dernier,
j'ai été heureux des commentaires de jeux de Porsche, qui nous ont
reconnu comme rival, » indique-t-il. « Pour être à la
hauteur d'être un rival, je pensais que nous devions offrir une
bagarre magnifique, qui captiverait les supporters. C'est pour ça
que l'équipe a affronté des défis qui ont résulté et de nouvelles
technologies et de nouvelles compétences. Bravo à l'équipe
Porsche. »
Les pilotes sont très déçus
Mike Conway, Kamui Kobayashi et Stéphane Sarrazin ont mené avec
la Toyota N°7 dans les premières heures. Sarrazin est sous le coup
après ce nouvel échec.
« C'est incroyable, » indique le Français. « Notre
voiture était très bonne, nous avons été impressionnés par son
équilibre et son efficacité toute la semaine. L'équipe a fait un
travail incroyable cet hiver, donc voir les trois voitures hors du
jeu est incroyable, ça ne semblait pas possible. Cette course ne
veut pas venir vers nous, qu'elle qu'en soit la raison. C'est une
course très exigeante, comme on l'a vu avec l'abandon de la Porsche
N°1. Nous n'abandonnons jamais et nous reviendrons forts, et nous
devons croire que nous pouvons le faire. »
Sébastien Buemi, Anthony Davidson et Kazuki Nakajima, les pilotes
de la N°8, perdent la tête du championnat au profit des vainqueurs
du jour, Timo Bernhard, Earl Bamber et Brendon Hartley
: « Je ne sais pas par où commencer, » reconnaît
Buemi. « Nous avons perdu beaucoup de points au championnat,
et c'est à ça qu'on pense quand la voiture est hors de la lutte
pour la victoire. Heureusement, nous avons encore une chance de
nous battre au championnat. Je tiens à remercier l'équipe, en
particulier les mécaniciens qui ont travaillé très dur. Je suis
désolé pour tout le monde. La seule chose à faire et de se
concentrer sur le reste de la saison. »
La N°9 de Nicolas Lapierre, Yuji Kunimoto et José-Maria Lopez a
accumulé les soucis. Un changement de capot avant, la porte droite
qui fermait mal et un problème sur les panneaux lumineux indiquant
la position lui ont fait perdre un peu de temps. Peu de temps après
l'abandon de la N°7, un accident l'a contrainte à
l'abandon. « C'était une course très dure pour nous, avec
beaucoup de malchance, » souligne Lapierre. « Nous avons
eu de petits problèmes qui nous ont fait perdre du temps en début
de course, mais nous étions à une solide deuxième place, et à
nouveau dans la lutte. J'ai été percuté par une LMP2 à l'arrière au
premier virage, nous ne pouvions rien y faire. C'était le début du
tour donc c'était impossible de revenir aux stands. C'est très,
très décevant. »














