Silverstone 1995 : Hill vs Schumacher, quand le duel vire au crash ! (+ vidéo)
A l'occasion du retour de la F1 à Silverstone, Sport Auto vous conte l'une des éditions les plus épiques du Grand Prix de Grande-Bretagne, celle de 1995, en plein paroxysme du duel pour le titre mondial entre Damon Hill et Michael Schumacher. Moteur, action !
Le Grand Prix de Grande-Bretagne s'annonce comme l'un des rendez-vous majeurs de la saison F1 1995.
Silverstone 1995 : une revanche qui couve...
Ce dimanche 16 juillet, à Silverstone, Hill
part en pole devant son public. Face à lui, Schumacher, bien décidé
à conforter son avance au championnat. Un an après leur accrochage
controversé d'Adélaïde, tous les regards sont braqués sur les deux
rivaux.
Depuis le début de la saison, la rivalité entre Williams et
Benetton est totale. Le Britannique dispose sans doute de la
monoplace la plus rapide sur un tour, mais l'Allemand excelle dans
la gestion de course.
En Angleterre, les deux camps optent d'ailleurs pour des approches
différentes : Williams prévoit deux arrêts, tandis que Benetton
mise sur un seul pitstop , un pari audacieux qui permet au champion
du monde de prendre l'avantage.
Au fil des tours, Hill revient. Ses pneus plus frais lui offrent un
rythme supérieur et le public pousse son héros vers une victoire à
domicile qui lui échappe depuis trop longtemps. Au 46ème tour, la
tension atteint son paroxysme !
A l'approche d'un virage, Hill perçoit une ouverture. La place
semble suffisante… mais seulement l'espace d'un instant. Il plonge
à l'intérieur avec optimisme, tandis que Schumacher referme
progressivement la trajectoire. Le pilote Williams bloque
légèrement ses roues au freinage. Le choc est inévitable !
Silverstone 1995 : incident de course ou erreur de jugement ?
La Benetton est percutée sur le flanc, les deux voitures
glissent dans le bac à gravier et la course des deux prétendants
s'arrête net. L'incident fait immédiatement débat. Schumacher
accuse Hill d'avoir tenté une manœuvre désespérée sur un secteur où
aucun dépassement n'était réellement envisageable.
Hill, lui, parle d'un simple fait de course, estimant avoir vu une
opportunité qui s'est refermée trop vite. Les commissaires
choisissent une position équilibrée en adressant une sévère
réprimande aux deux pilotes, sans désigner un responsable.
Trente ans plus tard, les images continuent d'alimenter les
discussions. Certains considèrent que Hill était trop loin pour
tenter son attaque. D'autres estiment que Schumacher a
volontairement laissé entrevoir une ouverture avant de reprendre sa
trajectoire.
Ce double abandon fait le bonheur de... Johnny Herbert. Le
Britannique hérite de la tête et offre à Benetton une victoire
inattendue devant un public qui aurait certes préféré célébrer
Hill, mais qui applaudit malgré tout un des leurs compatriotes.
Jean Alesi, sur Ferrari, termine deuxième après une prestation remarquable, tandis que David Coulthard complète le podium pour Williams malgré une course mouvementée.















