F1 - La F1 commence à exploiter ses archives

La Formule 1 veut mettre en avant ses images d'archives, sur F1 TV et d'autres plateformes. Elle a récemment acquis un catalogue important.
F1 TV a été lancé à Barcelone. Le service se décline en deux
offres, F1 TV Pro, à un prix très élevé en France, pour avoir accès
aux images et aux classements en direct, et F1 TV Access, à un prix
bien plus modeste, avec les vidéos en différé, deux jours après les
courses, et les classements en direct.
Le service F1 TV propose aussi, dans ces deux formules, des courses
historiques, pour le moment depuis 1981. La F1 en ajoute toutes les
semaines et il y a en a déjà 104. Par le passé, les images
d’archives étaient surtout utilisées pour de rares documentaires
mais la Formule 1 veut les exploiter de plus en plus.
Le championnat archive ces images depuis 1981, date laquelle Bernie
Ecclestone, alors responsable de la FOCA, l’association des
constructeurs, a commencé à négocier les droits avec les chaînes de
télévision. Cette activité a pris de l'ampleur et en 1987,
l'Anglais a mis en place Formula One Promotions and Administration
(FOPA), devenue Formula One Management (FOM), pour gérer les droits
commerciaux.
« Nous obtenions les images auprès des diffuseurs nationaux,
qui filmaient la course sur chaque circuit, » explique Ian
Holmes, le responsable des droits médias de la F1. « Par
exemple, si nous faisions une course en Italie, c’était le
diffuseur italien qui filmait le Grand Prix et ils nous
fournissaient les images. »
A partir de 2001, la F1 a commencé à prendre en charge la
production et la réalisation des Grands Prix.« Nous avons
repris toute la production, nous avons commencé à produire et
distribuer le flux international à travers le monde, » précise
Holmes. « Nos archives ont donc grandi et elles ont été
numérisées. »
Depuis 2012, la FOM réalise toutes les courses, sauf Monaco.
La F1 renforce ses archives
En raison de ces anciens accords entre les diffuseurs et la F1,
les courses disponibles sur F1 TV se concentrent uniquement sur la
période allant de 1981 à nos jours, mais cela va changer. Le
championnat rachète les images plus anciennes et il a acquis les
archives Brunswick, qui comprennent des vidéos de nombreuses
courses.
« Depuis longtemps, nous voulions détenir directement le
contenu sur l’histoire du championnat, en particulier les
vidéos, » souligne Holmes. « Le plus gros catalogue
concernant la période avant 1981 était celui des archives
Brunswick, avec de nombreuses images, surtout des années 1970, même
s’il y en a aussi de plus anciennes. Les archives Brunswick étaient
également attrayantes parce qu’elles avaient des détails précis sur
l’origine des images. »
Ces archives vont désormais être diffusées. Certaines images
anciennes ne concernent que des parties des courses et la F1 devra
les éditorialiser.
« Notre contenu doit être accessible le plus directement et le
plus simplement possible pour les supporters, » précise Holmes. «
Le renforcement de nos archives va nous permettre de proposer un
contenu beaucoup plus riche, auxquels les supporters auront accès
quand et où ils le veulent. Puisque le volume sera important, nous
avons l’intention de l’éditorialiser, pour mettre en avant des
courses, des événements, des moments forts, des pilotes et bien
d’autres sujets. »
De nouveaux programmes à l’étude
Ces archives ne vont pas apparaître que sur F1 TV. La Formule 1
envisage de les proposer aux diffuseurs et de créer des programmes
originaux, destinés à la télévision, des plateformes de streaming
comme Netflix ou les réseaux sociaux.
« Nous voulons mettre en place différents formats, notamment
des formats longs, » indique Ian Holmes. « Cela peut se
faire en interne ou avec des sociétés de production
spécialisées. Nous avons aussi l’intention de passer des
accords avec des parties tierces (pour la diffusion) ou directement
avec les consommateurs, si nous pensons qu’il y a un intérêt pour
ce contenu. »
« Il y a de nombreuses formes pour mettre en avant notre
contenu. Par exemple, si c’est l’anniversaire de Niki Lauda, ce
serait formidable de partager une victoire de Niki Lauda, par
exemple en 1979, sur les réseaux sociaux. Un abonnement ne sera pas
requis pour tout. »
« Notre message clé, c’est que nous voulons partager notre
histoire avec les passionnés de Formule 1, et l’acquisition des
archives (Brunswick) nous permet d’offrir plus de contenu
qu’auparavant. »














