F1 - Grosjean ravi des changements pour 2019

Romain Grosjean pense que les courses à l'économie vont disparaitre en 2019, grâce à la hausse de la quantité de carburant.
La FIA a annoncé une augmentation de la quantité de
carburant pour les courses à partir de 2019. Les pilotes prendront
le départ avec 110kg d'essence, 5kg de plus que la quantité fixée
depuis 2014. Le but ? Permettre aux pilotes d'attaquer du début à
la fin et mettre fin aux courses à l'économie. Romain Grosjean
salue ce changement.
« Je pense que c’est une bonne décision, » indique le
Franco-Suisse. « Un pilote de Formule 1 n’a pas vraiment envie
d’économiser du carburant. On veut attaquer du premier au dernier
tour. »
Kevin Magnussen voit aussi ce changement d'un bon oeil, mais il
pense que les pilotes devront encore économiser de l'essence :
« Cela va vraiment aider, » estime le Danois. « Mais
ce n’est pas certain que nous pourrons rouler à fond toute la
course, a moins sur certaines pistes. Sur la plupart des circuits,
ça devrait aller. On devrait rouler à fond. Sur certains circuits,
nous pourrons prendre moins de 110kg, parce que nous n’en avons pas
besoin partout. »
« C’est génial que ce règlement arrive. Cela va nous permettre
de ne plus être limités par le carburant, et de pouvoir attaquer
pendant toute la course. Mais il faudra encore gérer les
pneus. »
Grosjean estime que cette gestion des pneus sera la dernière limite
: « Parfois il faut gérer les pneus, ce qui permet aussi de gérer
le carburant, donc peut-être que la combinaison idéale serait de ne
plus avoir de limite sur le carburant et des pneus un peu
meilleurs, pour avoir des courses passionnantes à 100%. »
Günther Steiner pense de son côté que ce changement n'aura aucune
influence sur la hiérarchie : « Les quatre motoristes
sont à un niveau très similaire dans ce domaine, » estime le
patron de Haas.
La fin du lift and coast
Actuellement, les pilotes doivent souvent faire
du « lift and coast », lever le pied de
l'accélérateur avant la zone de freinage, pour économiser un peu de
carburant. Steiner pense qu'ils n'auront plus besoin de le faire en
2019.
« Sur beaucoup de circuits, les pilotes peuvent attaquer
autant qu’ils le souhaitent, parce qu’ils ont une quantité de
carburant plus que suffisante, » explique le patron de
l’équipe. « Mais sur certains circuits, on doit faire du
lift-and-coast, et parfois on le fait pour d’autres raisons, pas
seulement consommation. Parfois, c’est pour préserver les freins ou
les pneus. »
« Mais en théorie, on devrait pouvoir attaquer pendant toute
la course avec la limite de 110kg. Cela ajoute un élément
stratégique, parce qu’on peut rouler à fond ou préserver les pneus,
et le choix se fait selon ce qui convient le mieux à la
monoplaces. »
Magnussen pense que le lift and coast ne va pas totalement
disparaître : « Sur certaines pistes, nous devrons encore
faire du lift and coast, peut-être un tout petit peu, »
estime-t-il.
L'économie de carburant, une vraie science
En plus du lift and coast, les pilotes disposent de modes moins
gourmands en carburant : « Il y a de petites choses qu’on
peut faire dans les modes, sur l’utilisation du moteur et dans le
pilotage, » précise Grosjean. « On peut faire du lift and
coast avant le freinage pour économiser du carburant. »
Des faits de course peuvent aider les pilotes : « Dès qu’il y
a une voiture de sécurité, le carburant ne pose plus
problème, » souligne Grosjean. « S’il n’y en a pas, cela
peut être un peu difficile. »
Le lift and coast peut poser des problèmes : « C'est parfois
difficile pour les pneus, » explique Magnussen. « Ce
n’est pas un gros souci, c’est juste une technique de pilotage qui
a un gros effet sur la température des pneus, donc ça peut causer
des problèmes. Le lift and coast fait chuter la température des
freins, et les pneus perdent aussi en température. Ce peut être un
problème dans un relais long. C’est parfois difficile de faire
remonter la température. »














