F1 - La FIA veut mieux contrôler l'ERS de Ferrari

La FIA espère pouvoir mieux contrôler l'ERS de Ferrari, mais la complexité du système rend la tâche de la fédération difficile.
Mercedes s'interrogeait sur la légalité du système hybride de
Ferrari. La FIA a eu besoin de temps pour bien comprendre la
situation mais à Monaco, elle confirmé que l'ERS de Scuderia est bien légal.
Charlie Whiting, le délégué technique de la FIA, espère que la
fédération pourra mieux contrôler le système à l'avenir, mais il ne
peut pas promettre de nouveaux procédés pour y parvenir.
« Je ne peux pas totalement l'affirmer pour le moment, »
a expliqué l'Anglais à ESPN. « Nous voulons qu'ils (Ferrari)
contrôlent plus la situation, mais pour le moment, c'est très
méticuleux et cela prend plus de temps que ce que nous
espérons. »
« Au Canada, ils auront un nouveau logiciel, ce qui va nous
permettre de... j'hésite un peu parce que je ne peux pas parler des
spécificités techniques, je ne suis pas un spécialiste du
sujet. »
« Mais nous essayons d'analyser les différences entre les deux
parties de la batterie, c'est le coeur de la question parce que les
autres systèmes traitent la batterie comme un seul élément. Chez
Ferrari, c'est une batterie, mais ils la considèrent comme s'il y
en avait deux. Et c'est la différence fondamentale. Je ne pense pas
que je révèle un secret. »
Les analyses ont été longues
La complexité du système de la SF71-H a demandé une longue
analyse à la FIA. Ferrari a apporté des éléments au fur et à
mesure. « Je préfère ne pas parler d'enquête, nous avons
vraiment essayé d'être certains (de la légalité), » précise
Whiting. « Mais la puissance apportée par le MGU-K est
légale. »
« C'est difficile d'expliquer exactement ce que nous
analysons. C'est pour ça cela suit encore son cours avec Ferrari,
parce que (...) leur système est totalement différent de ceux des
autres. Comme pour les autres pièces, nous devons comprendre les
choses et cela nous a pris un peu plus de temps. »
« Ils doivent prouver la conformité de leur voiture, (...)
mais ils ont eu du mal à le faire. En arrivant (à Monaco), nous
avons analysé les données, des changements ont été faits dans les
logiciels et la situation s'est éclaircie. Après la première
journée d'essais, nous avons pu dire "Ok, ça nous v"a. Nous
comprenons la situation maintenant. »














