Vives réactions après le vote de confiance
Ce mardi, 169 clubs membres de la FIA étaient réunis à Paris et
103 ont voté une motion de confiance favorable à Max Mosley, malgré
les révélations d'un tabloïd sur sa vie privée.
Guido Van Woerkom, le Président de la fédération des Pays-Bas, a
déclaré qu'il n'était "pas très surpris mais pas satisfait" par
cette décision. Comme de nombreux clubs importants, il souhaitait
voir Mosley partir.
En Allemagne, l'ADAC a fait part de son "regret et de son
incompréhension". Cet automobile club, le plus important en Europe,
a décidé de quitter le groupe de travail de la FIA.
Son équivalent aux Etats-Unis, le AAA, envisage même de remettre en
cause l'autorité de la FIA: "L'une des possibilités est une
division ou une séparation de l'organisation qui offrirait la
possibilité aux clubs de trouver un gouvernement représentatif sous
une forme différente," a prévenu le Président du AAA, Robert
Darbelnet, sur ITV. D'après lui, cette décision "remet en question
la crédibilité de la fédération."
En Grande-Bretagne, la Motor Sports Association "respecte la
décision" et estime qu'il est "temps d'avancer". Damon Hill, qui
dirige le British Racing Drivers' Club, s'est en revanche dit
"surpris" par la décision. Le champion du monde 1996 de F1 pense
que Max Mosley pourrait perdre son autorité, certains clubs jugeant
qu'elle n'est plus légitime.
"Le problème est que son poste se désintègre, et c'est notre
crainte," a estimé Hill sur BBC Radio 5 Live. "On sait que de
nombreux dirigeants de clubs et de constructeurs ne sont pas
satisfaits qu'il reste."
Sur les mêmes ondes, Paul Stoddart, ancien patron de Minardi et
grand rival de Max Mosley, a affirmé que "c'est une triste journée
pour le monde des sports mécaniques." "Je pense que c'est le début
de la fin pour la FIA telle qu'on la connaît," a-t-il ajouté.
Le mandat de Max Mosley se termine en octobre 2009, mais il
pourrait avoir du mal à accomplir sa tâche face à ces nombreuses
critiques.
Bernie Ecclestone, qui gère l'aspect commercial de la F1, a en
effet souligné la semaine dernière "l’embarras" que la présence de
Max Mosley cause, et lors de ses dernières apparitions, au Rallye
de Jordanie et au Grand Prix de Monaco, le Président de la FIA est
resté très discret.














