Que risque Renault
Nelson Piquet Jr a révélé à la FIA être volontairement sorti de
la piste à Singapour l'an dernier, pour favoriser le succès de
Fernando Alonso. L'équipe Renault a d'abord nié les faits, avant
d'annoncer mercredi qu'elle ne « ne contestera » ces
accusations.
Le Conseil Mondial de la FIA entendra Renault lundi. Max Mosley a
déclaré à Monza que la plus grosse pénalité encourue est une
exclusion définitive du championnat, mais la FIA devrait également
prendre en compte la décision de Renault de se séparer de Flavio
Briatore et Pat Symonds, les deux hommes directement mis en cause
par Piquet.
En 2007, dans le cadre de l'affaire d'espionnage, McLaren avait été
exclue du championnat des constructeurs et sanctionnée d'une amende
de 100 millions de dollars. « L'une des erreurs de McLaren avait
été de ne pas dire la vérité, donc cela avait joué contre eux » a
expliqué Max Mosley à l'agence de presse Reuters.
En début d'année, lorsque Lewis Hamilton a menti à la FIA pour que
Jarno Trulli soit pénalité à Melbourne et que cela a été découvert,
l'équipe anglaise a adopté une stratégie différente. Le champion du
monde a fait des excuses publiques, Dave Ryan, à l'origine du
mensonge, a été limogé, Martin Whitmarsh a proposé son départ aux
actionnaires de McLaren et Ron Dennis, en conflit avec la
fédération, a été écarté. La FIA a souligné l'attitude « honnête et
ouverte » de McLaren, qui s'en est tirée avec une sanction avec
sursis.
Le fait que Renault ne conteste pas les accusations et que Flavio
Briatore et Pat Symonds soient écarté est donc un signe
d'apaisement envers la FIA. Cela pourrait aider l'équipe à éviter
une très grosse pénalité.
"C'est une décision un peu tardive" estime cependant l'ancien
pilote Patrick Tambay sur le site web de RMC, dont il est
consultant. "On ne sait pas si c'est une démission ou s'il s'agit
d'un renvoi. Pendant ce temps-là, depuis trois semaines et le début
de cette affaire, l'image de Renault a été ternie."
"C’était sa responsabilité de savoir ce qu'il se passait au sein de
Renault F1 Team. En tout cas c'est une mauvaise affaire et il va
falloir reconstruire."
Pour reconstruire, Renault aura besoin d'un nouveau directeur
général. Le nom d'Alain Prost revient avec insistance. Le principal
intéressé a simplement déclaré à L'Equipe ne pas avoir été
"précisément contacté".














