Peugeot en visite chez Michelin
Après un passage par « l’école du pneu Michelin », où leur
furent enseignés les rudiments
théoriques liés à la conception des pneumatiques, ils se sont tous
essayés à la fabrication et ont
posé quelques bandes de gomme. Ils ont ensuite découvert le
fonctionnement de l’atelier
compétition et rencontré les employés qui travaillent pour eux
toute l’année, afin de fournir à
l’ensemble des pilotes des produits de la plus grande qualité
possible.
Chacun sortit de cette visite en ayant été impressionné par le haut
niveau de précision lié à la
production des pneus de compétition.
"Jusque-là, on faisait face à un produit fini, et je n’imaginais
pas toute la complexité et le savoirfaire
cachés derrière les pneus pour arriver à en faire des produits au «
top » qui soient les
meilleurs. Là, on prend toute la mesure du travail de fond qui est
fourni par Michelin pour adapter
les pneus à chaque véhicule. C’est très spectaculaire," souligne
Michel Barge, le directeur de
Peugeot Sport.
"C’est un véritable atelier de haute couture," a commenté Serge
Saulnier, le team manager de
l’écurie Peugeot Sport. "Nous avons découvert des choses
extrêmement intéressantes. La plus
grande surprise, c’est le côté artisanal de la fabrication du pneu.
Le savoir-faire des ouvriers
Michelin est incroyable, ils ont énormément de compétence, et je
pensais que tout ceci était plus
automatisé. En découvrant l’importance que représente le compromis
de l’assemblage des
différentes couches du pneumatique, je perçois mieux la nécessité
pour les techniciens Michelin
de recueillir le maximum d’informations auprès des pilotes ou de
nos techniciens sur le
comportement du véhicule - ou encore le ressenti. C’était très
instructif et cela ne peut que
contribuer à l’amélioration de nos futures relations de
travail."
"C’est fascinant de voir toute la complexité de la fabrication d’un
pneu. Même si on en a une
petite idée, le fait de voir comment cela fonctionne est vraiment
intéressant. Voir la réaction des
pilotes était plutôt sympa, parce qu’ils ne se doutent pas du
travail qui se cache derrière un pneu.
C’est très pédagogique : suivre les différentes étapes de
conception est extrêmement intéressant.
Je pense qu’il faudra renouveler cette opération avec nos futurs
pilotes" remarque Bruno Famin,
directeur technique de Peugeot Sport.
"C’est très impressionnant de voir cette fabrication. C’est même
peut-être un problème pour moi :
désormais, je n’oserai plus traiter les pneus de manière aussi
brutale qu’avant ! Je vais respecter
davantage le travail des gens. Mais c’est rassurant de voir le
sérieux avec lequel cela se passe"
admet Alexander Wurz, qui a disputé les 24 Heures du Mans 2008 au
volant d’une Peugeot 908
Hdi FAP.
Marc Gené, qui participait pour la première fois à ce type de
visite, n’en croyait pas ses yeux : "Je
voulais découvrir la fabrication des pneus depuis très longtemps,
déjà quand j’ai commencé à
rouler en Formule 1 avec Michelin, et franchement c’est carrément
magique ! J’ai réalisé encore
plus toute la complexité des pneumatiques, de la conception à la
fabrication, et je comprends
mieux pourquoi les techniciens Michelin nous demandent autant
d’informations en retour quand
nous faisons des essais pour eux."
"Je ne savais vraiment à quoi ressemblait une usine de fabrication
de pneus avant de venir. J’ai
vraiment été ravi de découvrir toute la chaîne de fabrication des
pneus de compétition, du début à
la fin. On parle souvent de cet objet rond et noir comme d’un «
matériel » et on en oublie le côté
humain. Aujourd’hui j’ai découvert des hommes méticuleux et
passionnés, et je me rends encore
plus compte que ces hommes et femmes sont tout aussi attentionnés
que nous pouvons l’être au
volant à 300 km/h. C’est très rassurant car j’ai roulé des milliers
de pneus Michelin et je n’ai jamais
eu de problème alors forcément aujourd’hui je suis admiratif.
Surtout je pense que j’ai une vie
facile derrière mon volant et que je fais surement plus d’erreurs
qu’eux !" a déclaré Franck
Montagny, très humble face au travail que fournit le personnel
Michelin.
"J’étais loin de penser que c’était aussi manuel de fabriquer un
pneu" précise Stéphane
Sarrazin, très surpris de ce qu’il venait de découvrir. "Je
m’attendais à quelque chose de très
automatisé, et au contraire il y a énormément d’hommes et de femmes
qui oeuvrent sur toutes les
étapes, et c’est super pointu ! Toutes ces personnes travaillent
comme nous, au millimètre près, et
ils sont tous très minutieux. C’est top, et je pense que je ferai
plus attention aux pneus
maintenant !"
Nicolas Minassian qui s’est vraiment pris au jeu de la fabrication
du pneu, lors de son passage à
l’école, part avec un sentiment d’avoir appris quelque chose : «
Cette journée m’a apporté une
meilleure compréhension du pneu, c’est certain. J’aurai plus de
respect pour le pneu car c’est
souvent l’élément que l’on abime le plus. Je suis vraiment
impressionné par la précision des
employés. Ils passent toutes les étapes très proprement,
méticuleusement, sans précipitation et
j’aime les voir travailler, c’est très impressionnant. On ressent
un vrai sentiment de perfection.»
Quant à Pedro Lamy, la visite de la fabrication des pneus l’a
encore plus rassuré : "Je suis ravi
d’avoir eu l’occasion de venir, ici, dans une des usines Michelin.
J’ai été vraiment impressionné de
voir travailler toutes ces personnes aussi précisément.
Normalement, cela ne me rassure pas de
savoir que certaines choses sont faites à la main, et aujourd’hui
c’est le contraire. Je me sens
encore plus conforté d’avoir rencontré des personnes qui fabriquent
des pneumatiques en étant
aussi concentrées et précises."
"Nous sommes ravis d’avoir pu accueillir toute l’équipe Peugeot
Sport à Clermont Ferrand. Le
plus grand témoignage de la qualité de la collaboration que nous
entretenons avec eux a été de
surprendre avec émotion les employés Michelin applaudir l’équipe
Peugeot Sport à la sortie de la
visite de l’usine. Ces derniers ont déclaré que c’était plutôt à
eux d’applaudir l’ensemble des
ouvriers Michelin pour le travail qu’ils fournissent toute l’année,
et ils se sont exécutés." a précisé
Frédéric Henry-Biabaud, Directeur Michelin Compétition.
Communiqué de presse Michelin Compétition.














