Pescarolo Sport se développe
Pescarolo devient un véritable constructeur ! Après avoir
commercialisé un prototype pour la première fois cette année, une
nouvelle étape est franchie. En s'associant à Jacques Nicolet,
Henri Pescarolo pérennise l'avenir de sa structure. Après
l'association entre Courage et Oreca, c'est un nouveau constructeur
qui voit le jour.
"Henri Pescarolo avait conscience de la nécessité de s’allier à un
partenaire permettant de donner une dimension industrielle à sa
structure," précise le communiqué de presse de Pescarolo
Automobiles.
Concrètement, il ne s’agit pas d’un rachat mais plutôt de la
création d’une synergie entre Pescarolo Sport et les entités dans
lesquelles l’industriel Jacques Nicolet est déjà impliqué, à savoir
: Saulnier Racing (qui alignait une Courage en LMP2 cette saison),
Héritage Racing (une équipe présente en course de VEC) et l’école
de formation de techniciens IEMS.
Pour soulager Henri Pescarolo dans la coordination de cet ensemble
géographiquement dispersé entre Le Mans, Magny-Cours et Alès,
Pescarolo Automobiles a déjà recruté François Sicard, jusque-là
responsable de l’activité circuit de Renault Sport Technologies. Le
bureau d’études sera bien sûr renforcé sous peu avec des
recrutements et le recours à des essais en soufflerie et des
simulations en CFD. De même, un service après-vente sera
développé.
Le constructeur va se spécialiser "dans l’étude, la construction et
la commercialisation de sport-prototypes." Le développement de la
Pescarolo 01, engagée en LMP1, va se poursuivre. Une véritable LMP2
est également prévue pour 2008, avec une coque, une carrosserie et
une aéro identique à la LMP1.
Cette LMP2 est conçue en fonction du tout nouveau moteur Judd mais
une version pouvant accueillir le moteur AER Mazda est à l’étude.
En temps voulu, l’ambition de Pescarolo Automobiles est de
s’attaquer à de nouveaux marchés, en rallye-raid ou dans une
possible catégorie LMP3, par exemple.
"Il faut garder à l’esprit qu’une équipe privée comme la nôtre
dépend à 100% de budgets de sponsoring, souvent remis en cause
chaque année," explique Henri Pescarolo. "Certains sports, comme le
football, le cyclisme, le rugby ou la voile, parviennent à vivre de
ces financements. Cela reste toutefois difficile pour
l’automobile.
Ce partenariat d’ampleur industrielle va permettre de sécuriser
l’avenir de la société,
notamment en renforçant notre activité de constructeur sous la
bannière de Pescarolo
Automobiles."
Les prototypes utilisées par Pescarolo Sport, Saulnier Racing et
d'autres clients vont être développées: "Du bureau d’études à
l’équipe d’exploitation, tous les secteurs vont se renforcer dans
le cadre d’un projet sportif et industriel ambitieux," insiste
Pescarolo. "Pour conserver notre suprématie au sein des équipes
utilisant des motorisations essence, nous devons continuer à
progresser car la concurrence ne reste pas les bras croisés !"
"Dans le même temps, notre activité de constructeur va prendre une
nouvelle dimension avec la mise en chantier d’une LMP2, disponible
pour la saison 2008. Nous allons structurer les services apportés à
nos clients, avec une assistance technique, un service de pièces
détachées sur les courses."
Côté pilotes, Jean-Christophe Boullion a déjà resigné alors
qu’Emmanuel Collard attend encore le feu vert de Porsche pour
l’imiter. Sa prolongation serait une double bonne nouvelle pour
Pescarolo Sport. D’abord, elle permettrait de reconduire son
équipage fétiche. Elle pourrait aussi signifier qu’aucune Porsche
Spyder LMP2 ne serait engagée en LMS, ce qui éclaircirait quelque
peu les perspectives commerciales de Pescarolo Automobiles.
Cette alliance permettra également le développement de l’Institut
Européen de formation aux Mécaniques Sportives, pour permettre à de
jeunes techniciens de construire leur expérience chez Pescarolo
Automobiles. Un deuxième établissement de l'IEMS va également voir
le jour, au Mans.
Enfin, Héritage Racing Cars, créé Jacques Nicolet en 2003, sera
impliqué en Classic Endurance Racing la saison prochaine.














