McLaren surpris par le drive through
Lewis Hamilton n'a pas pu marquer de points à Magny-Cours à
cause d'un drive through, une pénalité l'obligeant à passer par
l'allée des stands, reçu suite à un incident dans le premier tour.
L'Anglais a doublé Sebastian Vettel en arrivant à la chicane du
Nürbürgring et il a coupé la chicane ensuite, sans gagner de
position supplémentaire. "J’étais à l’extérieur et je n’ai pas pu
tourner, sinon on se serait accrochés," justifiait Hamilton après
l'arrivée.
Il n'a pas laissé Vettel le doubler à nouveau et McLaren ne
s'attendait pas à ce que son pilote soit pénalisé: "On ne savait
pas que cet incident était contestable jusqu'à ce que nos moniteurs
indiquent que la voiture N°22 était sous enquête," explique Martin
Whitmarsh, le numéro 2 de McLaren. "A ce moment, nous avons demandé
une clarification à la FIA et nous avons été informés de l'accident
au virage sept."
"Quand les ralentis ont été diffusés, il nous semblait que Lewis
avait largement dépassé l'autre voiture avant de couper la chicane.
Nous avons donné notre opinion à la FIA mais il n'était plus
possible de demander à Lewis de ralentir et d'abandonner sa
position [au profit de Vettel]."
"Si on nous l'avait dit à temps, on aurait demandé au directeur de
course s'il voulait que l'on rende la position. Dans le baquet,
Lewis se sentait déjà devant quand il a fait une erreur et il n'a
pas jugé nécessaire d'en discuter avec l'équipe."
L'équipe a donc été surprise de voir Hamilton pénalisé: "Sur le
muret des stands, on pensait que Lewis avait fait son dépassement
avant de sortir au virage sept, mais le manque de plusieurs angles
de caméra pour voir l'accident rendait tout jugement fragile,"
indique Whitmarsh.
"Au final, tout était une histoire de jugement. Nous avons livré
notre opinion au directeur de course et nous pensions vraiment que
Lewis avait fait un dépassement dans les règles. Mais la décision
de l'arbitre est toujours irrévocable, et nous sommes satisfaits de
suivre cette règle."
Même si McLaren ne partage pas l'opinion des commissaires de
course, l'équipe ne souhaite pas la contester.
"Était-ce une décision difficile à entendre ? Oui, parce que nous
avions beaucoup travaillé suite à la pénalité sur la grille [à
cause de l'accident de Montréal]. Mais était-il difficile
d'accepter la décision ? Pas du tout, parce que nous acceptons que
dans ce cas, les personnes sur le muret des stands n'ont pas autant
d'informations que les commissaires," précise Whitmarsh.














