Les Français favorables au sport auto
Les sports mécaniques sont souvent critiqués en France. Le
projet pour organiser un nouveau Grand Prix de France de F1 piétine
et la compétition automobile est souvent
pointée du doigt par les autorités publiques, en raison du
réchauffement climatique
"Au moment où nous réfléchissons à des voitures sobres, je
considère que les circuits de F1 n'ont plus leur place dans la
compétition sportive" estimait même François Hollande, député
socialiste, au micro de RMC le mois dernier.
Les deux fédérations de sports mécaniques ont donc commandé une
étude à l'agence IPSOS, pour savoir qu'elle était l'image de ces
compétitions dans l'esprit des Français.
Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1008
personnes représentatives de l'ensemble de la population âgée de 15
ans et plus, selon la méthode des quotas.
Les résultats montrent que 67% des hommes sont favorables aux
sports mécaniques. Ce taux monte à 79% chez les hommes de moins de
35 ans. "Les sports mécaniques jouissent d’une bonne image auprès
de la majorité des Français et ce sont principalement les hommes et
les jeunes qui sont concernés" se réjouit la FFSA dans un
communiqué.
Des différences apparaissent entre catégories
socioprofessionnelles. Les personnes issues du milieu ouvrier (72%)
se déclarent majoritairement en faveur de ces sports, suivies par
les cadres (56%) et les employés (56%). Ils sont moins nombreux
chez les retraités (48%).
Alors que les associations écologistes critiquent souvent l'impact
du sport automobile, 80% des Français considèrent que les sports
mécaniques ont un rôle moteur en terme d’innovations
technologiques. Cela s'est vu cette année en Formule 1, avec un
système hybride permettant de récupérer l'énergie cinétique.
"Il est rassurant de constater qu’au delà de nos 60 000 pratiquants
et encadrants licenciés de la FFSA, la population française garde
un attachement fort aux sports mécaniques et à ses valeurs" déclare
Nicolas Deschaux, le Président de la FFSA.
"Cela doit encore nous encourager à poursuivre les actions déjà
engagées tant dans le domaine de la sécurité que celui de la
diminution du niveau sonore ou encore de l’intégration des
nouvelles énergies dans nos disciplines."
"Sécurité, éco-responsabilité, intégration sociale sont les trois
piliers de notre politique qui contribuent à donner à nos
disciplines l’image d’un sport citoyen."














