Le point sur toute l'affaire McLaren/Renault
Lundi 11 septembre
Deux jours avant que McLaren ne s'explique dans le cadre de
l'affaire l'opposant à Ferrari, la FIA indique que l'équipe
anglaise lui a fourni "quelques éléments" concernant Renault.
Flavio Briatore affirme de son côté que Ron Dennis "lance des
piques dans tous les sens".
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Jeudi 8 novembre
Deux mois plus tard, la FIA annonce que Renault devra s'expliquer,
le 6 décembre. L'affaire devient publique: un ancien ingénieur de
McLaren a rejoint Renault avec des données appartenant à son
ancienne équipe, et la FIA pense qu'elles concernent "le dessin et
les dimensions précises de la McLaren, des détails sur le système
de ravitaillement de McLaren, l’assemblage de la boîte de vitesse,
le système de refroidissement de l’huile, le système de contrôle de
l’hydraulique, et un nouveau composant de suspension utilisé sur
les McLaren de 2006 et 2007." L'instance dirigeante soupçonne une
infraction à l'article 151c, exactement comme dans la première
affaire d'espionnage.
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Vendredi 9 novembre
Le lendemain, Renault se défend. L'équipe parle d'"allégations", et
précise qu'elle a suspendu Phil Mackereth, l'ancien ingénieur de
McLaren, dès qu'elle a appris ce qu'il avait fait. L'écurie
française confirme que quelques ingénieurs ont apperçu les données,
mais elle soutient qu'"après avoir brièvement vu ces dessins,
aucune de ces informations n’a été utilisée pour influencer la
conception de la monoplace Renault et ce, de quelque façon que ce
soit." Des données qui, selon le losange, ne concernaient que
"l’intérieur du réservoir d’essence, la boîte de vitesses, un mass
damper et un système d’amortisseur de suspension." Enfin, Renault
souligne sa volonté de collaborer: McLaren et la FIA sont
continuellement informés, Mackereth a agi seul, et des experts
indépendants ont été invités à contrôler l'usine d'Enstone.
[Plus d'informations->7854]
Dimanche 11 novembre
Dans une interview accordée au Times, Flavio Briatore se dit
"confiant", et clame l'innocence de son équipe. Il estime qu'il n'y
a pas eu de "flux continu d'information", contrairement à la
première affaire. Et tous les ingénieurs qui ont vu ces données ont
affirmé que "cela n’avait pas eu d’influence sur la moindre chose
du design" des Renault. Les informations étaient, d'après-lui,
uniquement sur l'ordinateur de Mackereth. L'Italien déplore que
McLaren n'ait pas profité de l'offre de Renault, qui a invité des
experts de l'équipe anglaise à vérifier qu'aucun avantage n'a été
tiré.
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Vendredi 23 novembre
La presse anglaise évoque une note qui contiendrait ce que McLaren
reproche à Renault: 780 dessins, et les plans des deux dernières
monoplaces de l'équipe anglaise, celles de 2006 et de 2007. 18
membres auraient "parlé" de ces données, qui se seraient en fait
retrouvées sur 11 ordinateurs... McLaren reprocherait donc à sa
rivale d'en avoir tiré un "bénéfice clair et un avantage
déloyal".
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Mercredi 5 décembre
McLaren dément ces rumeurs, et les soupçons sont moins importants:
d'après les témoignages des membres de Renault que l'équipe
anglaise a reçu, 13 personnes ont vu les données, qui n'étaient pas
sur 11 ordinateurs, mais sur 11 disques. Seuls deux membres les
auraient vus sur l'ordinateur de Mackereth. Enfin, les données de
représentent pas 780 dessins mais seulement 18 croquis, ne
représentant pas la totalité de la monoplace.
[Plus d'informations->7992]














