Le dossier du GP de France relancé
La France a perdu son Grand Prix cette année et il ne reviendra
pas l'an prochain. Depuis plusieurs mois, le futur de la course
semblait passer par un nouveau circuit. Mais le projet de
Marne-La-Vallée a été abandonné. Celui de Sarcelles ne fait plus
parler de lui. Flins est très contesté par les pouvoirs
politiques.
L'élection de Jean Todt à la tête de FIA pourrait relancer les
discussions. Hier, le Français s'est entretenu avec Français Fillon
et il a évoqué le dossier. A l'issue de cette réunion, Todt a
confié que le plus probable est que la F1 revienne sur un circuit
déjà existant.
Trois sont assez grands: Le Mans, mais il n'a pas l'homologation
nécessaire, le Paul Ricard, qui peut accueillir la course mais qui
n'a pas assez de tribunes, et évidemment Magny-Cours.
La FFSA, organisatrice des derniers GP de France, travaille
également pour le retour de la course. Invité de l'émission
Auto-Critiques sur Eurosport, Nicolas Deschaux a jugé "plausible"
l'organisation d'un GP de France en 2011. Le Président de la FFSA a
cependant précisé qu'il était capital d'avoir "une volonté
politique forte" alors que de nombreux élus se sont opposés à la
course récemment.
"On a une posture sans fondement sur des éléments objectifs" a
précisé Nicolas Deschaux. "Aujourd'hui, sur le dossier Flins, on
est en attente des différentes études et on a de vraies postures
politiques, sans attendre des rapports d'experts. On a un non très
péremptoire."
"C'est une vraie difficulté. Lorsque vous vous battez pour avoir un
Grand Prix de France, il faut que vous vous sentiez bienvenus au
niveau politique."
Nicolas Deschaux a également déploré que la volonté politique ne
soit "pas en phase avec les attentes des Français", qui ont
confirmé leur attachement au sport automobile dans un récent
sondage commandé par la FFSA .














