GP de France Prost conseille Fillon
Le quadruple champion du monde était à Monaco ce week-end, pour
assister au succès de Lewis Hamilton. Il a également pu évoquer le
futur du Grand Prix de France, que Bernie Ecclestone ne veut plus
voir à Magny-Cours après l'édition 2008.
"J’ai en effet eu un ou deux rendez-vous pour me renseigner et
avoir des contacts," confirme Alain Prost dans une interview
publiée dans L'Equipe mercredi. "Mais rien de vraiment très
précis."
L'ancien pilote est récemment intervenu auprès du Premier Ministre,
François Fillon, qui suit le dossier de près. "Dans un rôle de
conseiller," précise-t-il. "Mais de manière très prudente. Je ne
peux pas en dire plus actuellement. Il faut attendre les semaines à
venir."
Alain Prost ne prend pas position sur les différentes solutions,
comme Magny-Cours 2 ou les projets plus près de Paris. Il juge
surtout qu'il est nécessaire que la France conserve sa place au
championnat du monde, comme les autres pays "historiques".
"Ce serait une erreur de partir totalement ailleurs," estime-t-il.
"La F1 est née ici. Les constructeurs impliqués sont européens. Il
faut maintenir cette identité. Et la France est un pays historique
en la matière. Il faut que cette course vive. Que ce soit à
Magny-Cours ou dans la banlieue parisienne est un autre débat
!"
"Il est vrai que c’est plus facile autour de Paris, car Paris
représente ce que veut la F1 aujourd’hui en termes de prestige, de
capacités hôtelières, etc... Mais ce n’est pas évident. Paris
intra-muros, en revanche, n’est pas possible. En tout cas, pas avec
moi. Il serait indécent de mettre les voitures dans Paris ! Ce
n’est pas dans l’air du temps d’un pays comme la France."














