Domenicali Je ne vais pas changer
Jean Todt a quitté la gestion sportive de la Scuderia à la fin
de la saison 2007, après plus de quatorze ans à ce poste. Son
remplaçant, Stefano Domenicali, ne pense pas que cette nouvelle
tâche va changer son comportement.
"C'est vraiment une grande responsabilité, mais je veux la prendre
avec l'esprit que j'ai toujours eu dans le passé: de la
concentration, du travail, une approche positive par rapport à tout
ce qui doit être géré. D'un point de vue personnel, je ne change
pas, je suis la même personne qu'auparavant," a déclaré l'Italien
lors d'une conférence de presse, lors du traditionnel passage de
Ferrari à Madonna di Campiglio.
"Clairement, avec cette nouvelle tâche, il y aura probablement
quelques moments au cours desquels, en raison de mon nouveau poste,
il faudra que je sois un peu différent. Mais l'esprit avec le quel
j'approche cette nouvelle responsabilité est exactement le
même."
"En ce qui concerne les valeurs et les principes de notre équipe,
ce sont toujours les mêmes et chacun de nous les définit par
rapport à sa propre personne, son propre caractère, sa
personnalité. C'est un point fondamental dont je suis
persuadé."
Espionnage
Après l'affaire d'espionnage, Ferrari a renforcé la sécurité dans
son usine de Maranello. les photographes n'étaient pas autorisés
lors de la présentation de la F2008, et Domenicali espère que ce
type d'affaire ne se représentera pas.
"D'une certaine façon, les équipes, dont Ferrari, ont fait beaucoup
en terme de sécurité industrielle, en chaque écurie cherche à
utiliser son savoir-faire pour protéger ses procédures, et protéger
ce patrimoine au sein de la de sa propre entreprise," explique
Domenicali.
D'après lui, ces mesures ne pourront jamais empêcher certains
actes, comme ceux commis par Nigel Stepney et Mike Coughlan. "Je
pense [qu'avec l'affaire d'espionnage] c'était différent. Dans ce
cas précis, nous parlons de personnes qui ont agi grâce à leur
rôle, grâce à la responsabilité qu'ils avaient au sein de
l'organisation, et aucune procédure ne peut fonctionner. C'est un
problème de trahison de valeurs."
"C'était un problème dans le respect des principes de loyauté, de
la loyauté sportive. Aucun système ne pourrait marcher. Une fois
que vous avez une position importante dans une organisation, cela
devient un problème de valeurs que l'on s'impose."
"Et en ce qui concerne la protection de notre savoir-faire, c'est
un problème dans lequel Ferrari a investi et continue à investir,
parce que nous ne voulons pas prendre le moindre risque dans la
sécurité."














