Deux questions à Pat Symonds
Pat Symonds, directeur exécutif de l'ingénierie dans l'équipe
Renault, répond à quelques questions avant le Grand Prix
d'Allemagne, qui aura lieu sur le circuit d'Hockenheim.
Fernando Alonso va devoir appréhender un nouveau circuit vendredi
matin. C'est un désavantage pour lui ?
Non, Fernando ne sera certainement pas désavantagé. Vous savez, un
bon pilote de courses enregistre 98% du circuit en une dizaine de
tours. Pour les 2% restants, ça peut prendre des années, mais la
maîtrise d'un tracé s'acquiert très vite. En plus, Fernando fait
partie de ces pilotes qui apprennent très vite : l'an dernier, en
essais, nous avons vite remarqué qu'il était rapidement très
performant sur des circuits qu'il ne connaissait pas. Ça fait
partie de son talent naturel. A la fin de la séance du vendredi
matin, peut-être même avant, il sera déjà au point.
Les essais ne sont pas autorisés entre les deux prochains GP.
L'équilibre des forces entre les fabricants de pneus en Allemagne
risque-t-il se maintenir à Budapest ?
Il n'est pas complètement vrai de dire qu'il n'y aura pas d'essais
: au cours de la séance du vendredi à Hockenheim, nous allons
tester une nouvelle construction de pneus que nous pourrions bien
employer en Hongrie. Nous sommes le seul top team qui a la
possibilité de faire ça pendant la trêve estivale et nous comptons
bien en profiter au maximum. En outre, Budapest impose des
contraintes vraiment très différentes de celle de Hockenheim. Et la
compétitivité relative des deux manufacturiers suit les
fluctuations des exigences des tracés. Ainsi, les résultats du GP
d'Hockenheim ne seront pas forcément une indice fiable de ce qui se
passerait en septembre.














