Deux questions à Pat Symonds

Publié le 30 juillet 2003 à 09:12

Pat Symonds, directeur exécutif de l'ingénierie dans l'équipe Renault, répond à quelques questions avant le Grand Prix d'Allemagne, qui aura lieu sur le circuit d'Hockenheim.
Fernando Alonso va devoir appréhender un nouveau circuit vendredi matin. C'est un désavantage pour lui ?
Non, Fernando ne sera certainement pas désavantagé. Vous savez, un bon pilote de courses enregistre 98% du circuit en une dizaine de tours. Pour les 2% restants, ça peut prendre des années, mais la maîtrise d'un tracé s'acquiert très vite. En plus, Fernando fait partie de ces pilotes qui apprennent très vite : l'an dernier, en essais, nous avons vite remarqué qu'il était rapidement très performant sur des circuits qu'il ne connaissait pas. Ça fait partie de son talent naturel. A la fin de la séance du vendredi matin, peut-être même avant, il sera déjà au point.
Les essais ne sont pas autorisés entre les deux prochains GP. L'équilibre des forces entre les fabricants de pneus en Allemagne risque-t-il se maintenir à Budapest ?
Il n'est pas complètement vrai de dire qu'il n'y aura pas d'essais : au cours de la séance du vendredi à Hockenheim, nous allons tester une nouvelle construction de pneus que nous pourrions bien employer en Hongrie. Nous sommes le seul top team qui a la possibilité de faire ça pendant la trêve estivale et nous comptons bien en profiter au maximum. En outre, Budapest impose des contraintes vraiment très différentes de celle de Hockenheim. Et la compétitivité relative des deux manufacturiers suit les fluctuations des exigences des tracés. Ainsi, les résultats du GP d'Hockenheim ne seront pas forcément une indice fiable de ce qui se passerait en septembre.

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