Controverse après le succès de Peugeot
L'incident s'est produit en deux temps. Pedro Lamy a d'abord
voulu doubler Mike Rockenfeller, qui était en tête, au premier
virage. Mais le pilote Peugeot a coupé la chicane et il a
immédiatement été pénalisé par un stop-and-go.
Quelques virages après, Lamy s'est effacé pour que Rockenfeller
reprenne la tête. Ce dernier a donc pensé que le Portugais n'aurait
pas à effectuer sa pénalité.
Au tour suivant, Lamy a tenté une nouvelle attaque pour doubler
Rockenfeller. Les deux voitures se sont touchées et le pneu avant
gauche de l'Audi a été coupé. "Il était à l'extérieur au bout de la
ligne droite, j'ai à nouveau défendu la ligne intérieure," explique
Rockenfeller. "J'ai juste tourné et il m'a percuté, endommageant ma
roue."
L'Allemand a fait le tour au ralenti avant de changer de roue.
Quelques secondes avant, Lamy était également passé par les stands,
pour effectuer son stop-and-go. Chez Audi, on reproche à l'ancien
pilote de F1 d'avoir tenté une manoeuvre de dépassement très
risquée alors qu'il savait qu'il serait pénalisé.
Alexandre Prémat, l'équipier de Mike Rockenfeller, était furieux à
l'arrivée. Il estime que Pedro Lamy a volontairement percuté la
Audi: "On aurait pu gagner la course," lâche le Français.
"Malheureusement, nous avons eu un accrochage avec la Peugeot peu
avant la fin, ce qui, d'après moi, était anti-sportif et nous a
coûté la victoire."
Du côté de Peugeot, l'opinion n'est évidemment pas la même:
"Sportivement, il a fallu jouer les guerriers dans les 20 derniers
tours ! Notre accrochage est un incident de course," se défend
Lamy.
Au final, le week-end reste positif pour Prémat et Rockenfeller,
qui ont quitté Monza en tête du championnat. "C'est une petite
consolation," note Prémat.














