Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot Sport - Benoît Buret : "Une très grosse part de la préparation se fait sur simulateur"

Publié le 26 septembre 2026 à 10:00
Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot Sport - Benoît Buret : "Une très grosse part de la préparation se fait sur simulateur"

A l'occasion des 6 Heures de Fuji WEC 2026, Sport Auto a rencontré Benoît Buret, ingénieur au sein de Peugeot Sport, pour évoquer l’optimisation de la consommation des Hypercars 9X8.

Cette semaine, Sport Auto vous fait vivre à Fuji de l’intérieur les tribulations du Team Peugeot Sport aux 6 Heures WEC 2026. Après avoir discuté logistique avec Baptiste Crochet, l’ingénieur Benoît Buret nous évoque comment il veille à l’optimisation de la consommation des Hypercars 9X8.

SA : quel est votre rôle sur ce week-end de Fuji ?

Benoît Buret : j’ai deux rôles. Le premier est d’assister les deux ingénieurs performance attitrés aux deux voitures dans les analyses des données récoltés lors des essais libres, de la qualification et en course. À côté de ça, je suis responsable de tout ce qui est optimisation de la consommation d’énergie de la voiture. Je dois préparer les différentes fonctions et systèmes dans la voiture en vue de la course.

Ce travail se fait-il sur le circuit ou en amont ?

Une très grosse part de ce travail se fait quand on est encore à l’usine, avec la séance de préparation au simulateur. On commence par revoir ce qui a été fait les années précédentes sur le même circuit, ressortir ce qui devait être amélioré, et préparer ça au simulateur, 

Travaillez-vous en lien direct avec les pilotes ?

Oui, bien sûr. Dès la séance de simulateur, à l’usine, ils nous donnent un premier retour et, si besoin, nous ajustons nos scénarios. Ensuite, une fois arrivé sur le circuit, nous attendons les premiers roulages des essais libres pour confronter ce qui a été préparé au simulateur avec leur ressenti dans la voiture en conditions réelles. On détermine alors s’il y a des choses à changer ou pas.

Y a-t-il souvent un décalage entre la simulation et la réalité du terrain ?

Il peut y en avoir. L’une des grosses sources de décalage est la météo et cela pourrait bien se produire ce week-end car il y a de fortes probabilités de pluie. C’est un paramètre que l’on ne sait pas anticiper et surtout que l’on ne sait pas forcément bien simuler. Donc, ça pourrait être une grosse source de décalage entre ce qu’on fait à l’usine et la piste. Une autre source de décalage est l’impact du trafic avec les GT3.

Le circuit de Fuji pose-t-il des défis particuliers en matière de consommation d’énergie ?

Oui, sur l’ensemble de la saison, c’est l’un des circuits les plus exigeant dans ce domaine. Il faut donc respecter autant que possible le plan établi. La piste est divisée en deux parties. La première, avec la grande ligne droite et les premiers virages, est une section à très haute vitesse.
C’est un peu plus facile de faire de l’optimisation dans cette section : on va pouvoir sauver beaucoup plus d’énergie pour un moindre coût de temps au tour. La seconde partie est composées de virages beaucoup plus serrés et sinueux. Cela a un impact sur le chrono plus important de faire de l’optimisation dans cette zone.

L’année dernière, Peugeot était en lice pour la victoire à Fuji et avait terminé deuxième. Quelles sont les ambitions pour cette édition ?

Fuji est un circuit où on a toujours été à l’aise et sur lequel nous avons signés de bons résultats. Donc on s’attend à un week-end solide. La pluie devrait va peut-être battre les cartes. À nous de tirer les bonnes !

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À propos de l’auteur
Guillaume Alvarez
Guillaume Alvarez
Rédacteur-Editeur pour Sport Auto, l'Auto-Journal et F1i. Je partage mon temps entre l'écriture, le reportage et les circuits, la plume et le micro portés par la passion de l'automobile et de la compétition, du Karting à la Formule 1, en noir et blanc comme en couleurs.
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