6h de Spa WEC 2026 : Alpine et Peugeot entre exploits et frustrations avant Le Mans...
Alpine et Peugeot ont soufflé le chaud et froid lors des 6 Heures de Spa, la deuxième manche du WEC 2026 sur le "Toboggan des Ardennes". De bon augure avant les 24 Heures du Mans ?
Remportées avec la manière par BMW et WRT, les 6 Heures de Spa-Francorchamps 2026 n'ont pas souri aux écuries françaises...
Peugeot : de la pole à l'accrochage
Les 6 Heures de Spa 2026 ont soufflé
le chaud et le froid pour Peugeot
Sport. Le chaud lorsque Malthe
Jakobsen signait une splendide pole
position au nez et à la barbe des habituels favoris
attendus dans l'exercice de l'Hyperpole.
Le froid, le lendemain dès le premier tour lorsque Loïc
Duval se faisait chiper la tête du peloton par
Will Stevens (Cadillac).
Alors que la 9X8 évoluait durant la majorité des 6 Heures dans le
groupe de tête, Jakobsen se retrouvait, peu après le début de son
relais, impliqué malgré lui dans un accrochage avec une
Mercedes-AMG GT3 partie en en travers de la piste
aux Combes. Le contact était rude pour la
n°94 qui devait renoncer, la mort dans l'âme.
Partie depuis la 9ème place avec Paul di Resta, la
n°93 effectuait un premier relais sans encombre. À mi-course, elle
redescendait toutefois en 14ème position, au fil
des différents arrêts au stand, avec Nick Cassidy pour un double
relais. Dans la dernière heure, le Belge Stoffel
Vandoorne signait le meilleur tour en course (2:04.177) et
remontait jusqu’à la 7ème place finale.
"C’est un sentiment mitigé à l’issue de ce week-end, avec la
pole position de samedi, une belle performance en début de course
avec un bon rythme en piste pour la n°94, mais aussi une grosse
déception car on pouvait espérer un Top 5", peste
Emmanuel Esnault, le Team
principal. "Le regard est désormais tourné vers Le
Mans, avec encore du travail à réaliser d’ici là."
Alpine : chaud et froid pour "les Bleus"
Du côté d'Alpine, le week-end spadois avait
aussi bien débuté, Charles Milesi (n°35)
s'emparant de la troisième place de l'Hyperpole avec son
équipier Jules Gounon (n°36) sur la deuxième
ligne. Le samedi au départ, Ferdinand Habsburg
(n°35) et Frédéric Makowiecki (n°36) conservaient
leur position avant une première intervention de la voiture de
sécurité.
À la relance, Habsburg dépassait la Peugeot n°94, puis revenait
progressivement sur la Cadillac n°12 de tête dans un trafic de plus
en plus dense. Derrière lui, Makowiecki restait au contact des
leaders. Après un double relais, Habsburg et Makowiecki cédaient le
volant à António Félix da Costa et Victor
Martins. Le Portugais poursuivait la lutte engagée avec la
Cadillac n°12 tandis que le Français bataillait face aux Peugeot
n°94, Ferrari n°51 et BMW n°20. Da Costa profitait alors d'une
piste dégagée pour construire un avantage de près de vingt
secondes avant d'être relayé par Milesi. Dans le même
temps, Martins transmettait le témoin à Gounon pour maintenir la
n°36 dans le match.
La course basculait lors d'une neutralisation
regroupant l'ensemble du peloton. Les Alpine faisaient alors un
ravitaillement éclair pour tenter d'optimiser la stratégie de la
n°35. Gêné par un retardataire à la reprise, Milesi devait
s'incliner face à la BMW n°15 et à la Ferrari n°50. De son côté,
Gounon devait économiser assez d'énergie pour éviter un
arrêt supplémentaire.
Toujours dans le top dix à l'approche de la dernière heure, Alpine
remettait Martins dans la n°36, mais était à nouveau victime du
mauvais timing d'une voiture de sécurité
virtuelle, alors que da Costa retrouvait la n°35 avant deux
voitures de sécurité réduisant le sprint final à 24 minutes.
Cinquième à la relance, le Portugais se faisait piéger par
les pneus froids au Raidillon.
Les mécaniciens remplaçaient en seulement trois minutes la
biellette de pince arrière gauche, la face avant
et le bloc arrière afin de permettre à la n°35 de rallier
l'arrivée. En parallèle, Martins lançait ses ultimes attaques dans
l'espoir de surprendre la Toyota n°8. Au terme des 6 heures, les
Alpine voyaient finalement l'arrivée aux portes du top
dix avec avec un seul point empoché.
"Nous sommes bien évidemment déçus de terminer à ces positions-là, surtout après notre très belle prestation en qualifications", confesse Nicolas Lapierre, le directeur sportif. "Nous espérions clairement un meilleur résultat au vu de notre niveau de performance ce week-end. Malheureusement, quelques petites erreurs dans des moments clés nous ont coûté très cher et ne nous ont pas permis d'être en position de nous battre lorsque le peloton s'est resserré en fin d'épreuve. C'est frustrant, mais ce type de course nous aide aussi à identifier précisément les points à améliorer. Il nous reste désormais moins d'un mois pour préparer les 24 Heures du Mans."















