Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot - Emmanuel Esnault : "Vus les écarts à l’arrivée, il y a de quoi avoir des regrets"

Publié le 28 septembre 2026 à 16:30
Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot - Emmanuel Esnault : "Vus les écarts à l’arrivée, il y a de quoi avoir des regrets"

Présent au Japon à l'occasion des 6 Heures WEC de Fuji, Sport Auto a recueilli le débrief de Emmanuel Esnault, le Team manager de Peugeot Sport, au terme d'une épreuve ponctuée par la 6ème place de la 9X8 n°94.

Retrouvez aussi nos rencontres exclusives avec Loïc Duval, chef de file de la n°94, l'ingénieur Benoît Buret et Baptiste Crochet (responsable de la logistique).

Sport Auto : quelle est votre analyse de la course ?

Emmanuel Esnault : Nous avons bénéficié de certaines circonstances que notre équipe chargée de la stratégie a su exploiter. Ils ont fait du bon travail et ce malgré une pénalité de 5 secondes survenus après notre troisième ravitaillement, suite à un contact avec une Aston Martin. Nous acceptons cette sentence. Cela fait partie de la course. Bien sûr, lorsque l’on voit les écarts à l’arrivée, il y a de quoi avoir quelques regrets. Mais, pour être honnête, si on nous avait proposé ce résultat, hier, nous aurions signé tout de suite. Ce sont des points bons à prendre.

Que s’est-il passé sur la voiture n°93 ?

Malheureusement, elle a dû abandonner sur un problème de transmission. Nous sommes en train d’investiguer pour en analyser la cause précise. C’est vraiment dommage car elle était alors la mieux placée de nos deux voitures. Nick et Stoffel n’ont même pas pu en prendre le volant. C’est d’autant plus dommage que c'était la dernière course de Stoffel avec nous.
C’est clairement une vraie déception pour lui de terminer sur une telle note. Il a été un élément valeureux de l’équipe durant ces quatre années et je lui souhaite le meilleur pour la suite. Je sais qu’il a plein de projets et nous nous quittons en très bon termes.

Les essais qualificatifs ont été annulés samedi du fait de la pluie . Cela a-t-il affecté votre week-end ?

Objectivement, c’est sûr que si nous avions eu une qualification sous la pluie, nous pouvions espérer un meilleur résultat quand on voit le quatrième chrono réalisé par la 94 dans ces conditions lors de la troisième séance d’essais libre. Nous aurions alors été mieux placés sur la grille de départ et donc viser un meilleur résultat en course.

Comment expliquez-vous que la 9X8, qui se battait pour la victoire l’an dernier sur ce circuit, n’ait pas pu récidiver cette année ?

C’est sûr que nous sommes en dessous de ce que nous imaginions en termes de performance sur cette piste. Car, historiquement, c’est un tracé qui convient bine à notre auto. Ce déficit est peut-être lié au même phénomène que nous avons rencontré au Mans dans les virages rapides. Ce sont des sujets que nous analysons. Nous avons une petite idée des solutions à apporter.

Après les deux séances d’essais libres sur le sec, les pilotes ne semblaient pas satisfaits du niveau d’adhérence de la voiture. Est-ce que la course a marqué une amélioration dans ce domaine ?

Oui, clairement. Les pilotes nous ont rapporté que le comportement de la 9X8 en course était le meilleur de toute la semaine. Ça veut dire que l’équipe a bien travailler pour corriger le tir en fonction du ressenti des pilotes. C’est un travail constant, du début de la première séance d’essais libre jusqu’au moment où on place la voiture sur la grille de départ.

Les 6 Heures de Fuji WEC 2026 ont été remportées par la Toyota TR010 Hybrid n°8 de Brendon Hartley, Sébastien Buemi et Ryō Hirakawa. Retrouvez ici notre compte-rendu complet du Sport Auto.

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