Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot - Loïc Duval : "Fuji est toujours un moment fort pour moi"

Publié le 28 septembre 2026 à 15:30
Les 6H de Fuji WEC 2026 avec Peugeot Sport - Loïc Duval : "Fuji est toujours un moment fort pour moi"

Au terme des 6 Heures de Fuji WEC 2026, Loïc Duval, le chef de file de la 9X8 n°94 du Team Peugeot Sport, revient sur son week-end nippon pour Sport Auto.

Présent au Japon à l'occasion des 6 Heures WEC disputées au pied du Mont Fuji, Sport Auto est revenu sur le week-end de la Peugeot 9X8 n°94 en compagnie de son chef de file, Loïc Duval. Retrouvez aussi nos rencontres exclusives avec l'ingénieur Benoît Buret et Baptiste Crochet, responsable de la logistique.

Sport Auto : que ressentez-vous à l’idée de courir au Japon, pays dans lequel vous êtes une véritable star au Japon après les titres que vous avez remportés en Super Formula et en Super GT ?

Loïc Duval : La course de Fuji est toujours un moment fort pour moi dans l’année. J’ai effectivement vécu huit ans au Japon, entre 2006 et 2014, et cette course est une opportunité de revoir tous mes amis de l’époque et les nombreux fans qui me restent fidèles. C’est très agréable pour un pilote de voir, dans les tribunes, des banderoles à son nom et des fans qui attendent un autographe alors que ça fait maintenant longtemps que je ne cours plus dans ce pays.
Je suis aussi ravi de pouvoir retourner dans des restaurants que je connais et dans lesquels j’ai mes habitudes. L’avantage du Japon, c’est que ça ne change pas beaucoup : les restaurants de l’époque sont toujours là, et les saveurs aussi !

Pensez-vous-que la Peugeot 9X8 avait une carte à jouer en qualifications si celles-ci avaient été maintenues ?

Oui. Je pense qu’on avait un meilleur rythme sous la pluie que sur le sec, ce week-end. Et je pense qu’on pouvait mettre les deux voitures dans le top 10 en qualification sous l’eau. Je pense que ça aurait été très dur d’être dans le top 3 mais entre 4 et 10 c’était quelque chose de jouable. Je pense que ça aurait été un atout pour nous de pouvoir nous qualifier sous la pluie.

Quelles étaient tes attentes avant le départ de la course ?

Finalement, nous avons abordé la course avec assez peu de roulage dans de bonnes conditions parce qu’on avait tenté quelque chose d’assez agressif en réglages lors de la première séance d’essais libres, mais nous avons dû revenir en arrière. Lors de deuxième séance d’essais libres, il y avait surtout du travail qui avait été fait pour préparer la qualification.
Donc, peu de roulage en fait pour préparer la course et les longs relais. C’était un gros point d’interrogation. Compte-tenu de ce que nous avions vu sur le sec et sous la pluie lors de la troisième séance d’essais libres, nous aurions préféré une course sous la pluie.

Vous avez assuré le premier relais de la n°94. Quelles étaient les conditions de piste à ce moment-là ?

Nous sommes partis  avec une vision d’un double relais, avec des conditions qui n’étaient quand même pas très froides. Nous sommes donc partis en pneus mediums. Oui, c’était humide, mais c’est vrai qu’on s’attendait peut-être à ce que ça sèche complètement un petit peu plus vite. Il y avait quand même beaucoup d’humidité au départ. Le fait d’être en médium pour nous, ça pouvait nous permettre d’avoir un rythme plus constant sur un double relais. C’est ce qui nous paraissait être le meilleur choix à ce moment-là.

Comment s’est déroulé votre relais ?

Ça n'a pas été un relais simple au début, forcément avec les médiums sur une piste assez humide, face à beaucoup de voitures en pneus tendres. Les premiers tours étaient compliqués. On a eu un départ. Il y a eu un safety car tout de suite. Il a donc fallu rouler à basse vitesse. La relance a été de nouveau compliquée.
Ensuite, je crois qu’il y a eu un full course yellow et un virtual safety car. Toutes les relances après n’étaient pas simples. Mais dans l’ensemble, j’ai eu un rythme qui était correct. On a pu remonter et même faire quelques dépassements. Mais encore une fois, on a toujours forcément ce point d’interrogation par rapport aux pneus soft qu’on a d’ailleurs mis un peu plus tard avec Théo
[Pourchaire, ndlr.].
Il est repartis avec deux pneus soft lors de son deuxième relais. Malthe, lui, a fini avec des pneus softs pour son double relais. Lorsque l’ai passé le volant, j’imaginais un classement autour de la dixième place. Le résultat final est un petit peu au-dessus de nos attentes et, bien sûr, on prend ce résultat positif !

La Peugeot n°94 de Loïc Duval, Théo Pourchaire et Malthe Jakobsen ralliait l'arrivée des 6 Heures de Fuji 2026 au sixième rang du général et de la classe Hypercar. L'autre 9X8 de l'écurie au lion, la n°93 aux mains de Paul Di Resta, Stoffel Vandoorne et Nick Cassidy, a quant à elle été contrainte à l'abandon.

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