Voici ce que Singer fait d’une Porsche 911 quand le budget n’a plus de limite
Sous ses airs de Porsche 911 ancienne, cette Singer DLS Turbo Amethyst cache environ 720 ch, une carrosserie en carbone et une personnalisation poussée à l’extrême.
Sur les photos, on voit d’abord une vieille 911 violette. En réalité, cette Singer DLS Turbo Amethyst est l’exemple parfait de ce qu’un milliardaire peut commander avec un vrai chèque en blanc : une Porsche 911 type 964 entièrement démontée, reconstruite et réinterprétée jusque dans le moindre détail.
Rien n’est laissé d’origine ou presque : carrosserie en carbone, châssis renforcé, moteur flat-six 3,8 litres biturbo développant environ 720 ch et 750 Nm, propulsion et boîte manuelle à six rapports. Le tarif exact reste secret, mais entre rareté et niveau de personnalisation, la note se compte très vraisemblablement en millions d’euros.
Singer DLS Turbo : une 911 964 poussée jusqu’au délire technique
Chaque DLS Turbo part d’une Porsche 911 type 964 réduite à sa coque nue. Le châssis est repris, soudé, rigidifié, puis habillé d’une carrosserie 100 % carbone inspirée de la Porsche 934.5 de course de la fin des années 1970, avec une aérodynamique optimisée grâce à des simulations modernes. La production est limitée à 99 exemplaires, tous réalisés sur commande.
Le cœur reste un six-cylindres à plat, avec des cylindres refroidis par air et des culasses refroidies par eau, porté à 3,8 litres et gavé par deux turbos pilotés électroniquement. La puissance dépasse les 720 ch, avec 750 Nm annoncés pour cet exemplaire, tandis que le moteur grimpe à plus de 9 000 tr/min. La DLS Turbo reste pourtant une propulsion à boîte manuelle, avec freins carbone‑céramique et pneus orientés piste.
Extérieur Amethyst, intérieur Bone : la folie du sur‑mesure Singer
La voiture qui fait parler d’elle aujourd’hui se distingue d’abord par sa teinte Amethyst, un violet profond qui tranche avec le carbone apparent du splitter avant. Le bouclier est unique, les phares passent en LED, les ailes s’évasent largement et le capot est spécifique. À l’arrière, les nouveaux panneaux de custode élargissent radicalement la voiture. Un immense aileron et un diffuseur en carbone complètent l’ensemble.
Le propriétaire a choisi des jantes en magnésium à écrou central, habituellement réservées aux voitures de course, autre détail qui alourdit encore la facture. À bord, Singer installe des baquets en carbone habillés de cuir Bone et d’un tartan violet, vert et bleu qui court aussi sur les panneaux de porte et la planche de bord, avec une croix de renfort à l’arrière entièrement gainée de cuir.
Ce que coûte vraiment une Singer DLS Turbo
Les montants ne sont jamais affichés publiquement, mais les rares chiffres disponibles donnent l’échelle. Les 75 DLS atmosphériques précédentes tournaient autour de 1,8 million de dollars (environ 1,6 million d'euros) la voiture, certaines étant déjà parties à près de 3 millions de dollars, soit environ 2,7 millions d’euros. Une DLS Turbo a été estimée à plus de 3,45 millions de dollars, autour de 3,1 millions d’euros, aux enchères.
Derrière ces montants, le client paie un programme de réingénierie complet plutôt qu’une simple préparation : des milliers d’heures sur le châssis, la mise au point du flat-six biturbo conçu pour délivrer plus de 700 ch, une carrosserie en carbone façonnée à la main et un intérieur ajusté couleur par couleur. Il achète aussi une place dans un club très fermé de 99 voitures, une 911 ultra‑performante qui reste analogique, manuelle et entièrement configurée selon ses goûts.














