Il révèle sa méthode pour acheter une McLaren 570GT à prix cassé… mais ce n’est pas sans risque

Publié le 24 septembre 2026 à 07:30
Il révèle sa méthode pour acheter une McLaren 570GT à prix cassé… mais ce n’est pas sans risque

Ed Bolian a réussi à ramener le coût d’une McLaren 570GT accidentée à seulement 22 000 €. Mais avec une supercar aussi complexe, le prix d’achat ne raconte qu’une partie de l’histoire.

Posséder une McLaren sans être millionnaire, ça ressemble à une blague de dîner. Pourtant, un entrepreneur de Géorgie, Ed Bolian, roule en McLaren 570GT payée 26 000 $ seulement, soit environ 22 000 €. Le prix d’une berline compacte pour un coupé anglais qui flirtait avec les 175 000 € à l'état neuf.

Derrière ce "coup" se cache surtout une leçon sur le moyen le plus économique de posséder une McLaren. Car si le ticket d’entrée paraît fou, la vraie facture se révèle sur la durée : dépréciation, pannes lourdes, assurance, taxes, immobilisation. Et dans le cas de cette 570GT sinistrée, l’histoire montre à quel point le bon plan peut vite tourner au casse-tête mécanique.

McLaren 570GT à 22 000 € : le faux bon plan d’une supercar sinistrée

Basé près d’Atlanta, Ed Bolian dirige VINwiki, une plateforme dédiée aux histoires de voitures, après avoir vendu des McLaren et des Lamborghini en concession. Sa 570GT de 2017 vient d’un lot de neuf véhicules issus d’une liquidation. Une fois les autres autos revendues, le coût net de la McLaren tombe à 22 000 € environ.

Sur le papier, la différence fait tourner la tête : près de 175 000 € neuve, autour de 95 000 à 110 000 € en bel état d’occasion pour une 570GT de 570 ch capable de passer de 0 à 100 km/h en un peu plus de 3 s. Cette voiture-là avait pourtant cumulé inondation et chute d’arbre, avant d’être déclarée épave, ce qui explique l’écart de prix et la suite des événements.

Le vrai moyen le plus économique de posséder une McLaren selon Ed Bolian

Pour Ed Bolian, le sujet dépasse largement le prix d’achat. Il compare ces coûts à des poupées russes qui s’emboîtent : sous l’étiquette "pas chère" se cachent un entretien très spécialisé, des pièces onéreuses, une assurance haut de gamme, des taxes locales, sans oublier le risque permanent d’une panne à cinq chiffres. L’enjeu est de maîtriser ce coût total de possession plutôt que de courir après la super affaire.

Sa stratégie, détaillée dans le podcast Iced Coffee Hour, vise des modèles rares ayant déjà subi l’essentiel de leur décote. Il résume : "Le critère essentiel reste le pouvoir d’achat de ceux qui rêvaient de cette voiture à la fin de leur adolescence." D’où l’exemple de la Ferrari F40, dont la demande suit la génération qui en rêvait dans les années 1980. Il assume aussi un risque mécanique élevé : "Le risque d’avoir 30 000 $ de frais de réparation est bien plus élevé que le risque de perdre 30 000 $ à cause de la dépréciation. Mais c’est moins cher à posséder que presque tout ce qui est neuf".

Le piège de la supercar bon marché : une méthode réservée à un profil très précis

La 570GT d’Ed Bolian illustre parfaitement le piège de la supercar bradée dont parlent souvent les passionnés. Erreurs électroniques aléatoires, boîte à double embrayage capricieuse, colonne de direction qui désactive clignotants et essuie-glaces : les ennuis s’enchaînent. Un jour, le capot avant reste verrouillé après avoir débranché la batterie, au point qu’il doit démonter roue et passage de roue pour laisser son fils de 11 ans passer le bras et tirer le câble de secours.

Ce genre d’achat suppose un accès aux ventes de véhicules sinistrés, un solide réseau technique et une réserve financière capable d’absorber 20 000 à 30 000 € de réparations sans mettre le foyer en difficulté. Pour beaucoup, le moyen le plus raisonnable de côtoyer une McLaren reste plus classique : location sur circuit, événements ponctuels ou simple contemplation en restant loin des pièges administratifs et mécaniques des supercars bradées.

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