Pas les moyens pour une NSX ? Cette petite Honda applique la même recette en version miniature
Seulement 63 ch, mais une architecture de sportive et un moteur qui adore prendre des tours : la Honda Beat reste l'une des kei cars les plus étonnantes des années 1990.
La Honda Beat, petit roadster japonais des années 90, ressemble à une NSX de poche. Moteur central, propulsion, toit souple, minuscule moteur placé derrière les sièges, tout y est. Et surtout, elle hurle jusqu'à 8 500 tr/min, avec une sonorité qui évoque presque celle d'une moto. Pour qui aime les autos ludiques, c'est une proposition à part.
Née pour entrer dans la très encadrée catégorie des mini-voitures japonaises, la Beat ne développe qu'une petite poignée de chevaux et plafonne à des vitesses de citadine. Ce qui la rend mémorable, c'est tout le reste : la position de conduite presque sur l'essieu arrière, la sensation d'une supercar miniaturisée, et cette façon de transformer chaque limitation de vitesse en terrain de jeu.
Honda Beat, une NSX de poche née des règles kei
Commercialisée en 1991, la Honda Beat arrive en même temps que deux autres petites sportives japonaises, l'Autozam AZ-1 et la Suzuki Cappuccino. Toutes doivent respecter les règles des kei cars : longueur d'environ 3,30 m, largeur limitée à 1,40 m et cylindrée plafonnée à 660 cm3 pour bénéficier d'une fiscalité et de coûts d'assurance plus avantageux.
Là où la Beat se distingue, c'est par son architecture : moteur en position centrale arrière et propulsion, "exactement" comme une Honda NSX. La production s'arrête début 1996 après environ 33 600 exemplaires, ce qui en fait une curiosité relativement rare, sans être totalement introuvable sur le marché de l'occasion.

Un minuscule trois cylindres qui aime prendre des tours
Sous la petite trappe arrière se cache un trois cylindres de 656 cm3 qui développe 63 ch et 60 Nm de couple, transmis aux roues arrière par une boîte manuelle à cinq rapports. Officiellement, la Beat atteint environ 135 km/h et consomme autour de 5,2 l/100 km, des chiffres de citadine sage, mais dans une caisse d'à peine 760 kg.
La magie vient du système d'admission MTREC, avec un papillon par cylindre, qui rend la réponse à l'accélérateur extrêmement vive et donne à ce moteur un caractère de petite moto. Dans le compte-tours, la zone rouge arrive tout là-haut, bien au-delà de ce qu'affichait la NSX de 270 ch et 257 km/h, alors même que la Beat se contente de vitesses très raisonnables.
Une Honda Beat jaune qui fait tourner toutes les têtes
Un exemplaire récemment proposé, peint en Yellow Pearl et importé aux États-Unis, illustre parfaitement ce mélange de sérieux et de fantaisie. Posée sur des jantes de 15 pouces empruntées à une Honda Fit, équipée d'un échappement et d'une admission sport, d'un porte-bagages et d'un volant non d'origine, cette petite Honda semble minuscule au milieu des pick-up géants.
L'auto n'est pas parfaite : carrosserie marquée, bosse sur l'aile arrière droite, capote déchirée, intérieur patiné, et plusieurs équipements hors service, de la climatisation au compte-tours en passant par l'écran de l'autoradio et la vitre passager. Reste un cabriolet léger, moteur central, prêt à hurler dans les tours à des allures parfaitement légales, pour ceux qui veulent une petite japonaise vraiment différente.














