Nick Heidfeld se sépare d'une BMW 3.0 CSL presque neuve, l'estimation donne le vertige
À 348 km au compteur, la BMW 3.0 CSL de Nick Heidfeld quitte son garage suisse pour une vente aux enchères à Zurich. Série limitée, prix estimé à sept chiffres, et une question qui fâche les passionnés.
Il y a des voitures de collection qu’on suit comme des it-bags rares. Et puis il y a la BMW 3.0 CSL de Nick Heidfeld, ex-pilote BMW Sauber F1, que l’on s’apprête à voir passer sous le marteau : une pièce quasi neuve, 348 km au compteur, estimée jusqu’à 1,2 million de francs suisses, soit environ 1,3 million d’euros.
Sorti des ateliers en 2023, ce coupé numéroté 28/50 fait partie de la micro-série qui célébrait les 50 ans de BMW M. Commandée neuve par le pilote allemand et jalousement gardée dans un garage suisse, la "Batmobile" moderne n’a presque jamais vu l’asphalte. Reste à savoir si la prochaine propriétaire osera vraiment faire grimper ce compteur presque vierge.
Une 3.0 CSL n°28 presque intacte, en scène à Zurich
Selon Broad Arrow Auctions, la voiture sera proposée le 7 novembre 2026 lors de la Zurich Auction, organisée au très chic Dolder Grand. La maison d’enchères vise une fourchette comprise entre 900 000 et 1 200 000 francs suisses, un niveau qui place d’emblée ce coupé parmi les BMW modernes les plus chères jamais passées en salle.

La fiche est impressionnante : 216 miles, soit 348 km seulement, aucun usage intensif et un historique limpide. Le lot comprend aussi un carnet de propriétaire numéroté 28/50, une miniature au 1:18, toute la documentation d’origine et un croquis signé par le designer Viktor Bär. De quoi renforcer encore l’aura de ce châssis lié à un pilote qui a couru en Formule 1 de 2000 à 2011, dont plusieurs saisons avec BMW Sauber.
Pourquoi cette BMW 3.0 CSL flirte avec 1,3 million d’euros
La 3.0 CSL moderne, produite à seulement 50 exemplaires, rend hommage au coupé des années 70 qui a bâti la légende de BMW M. Toutes sortent en Alpine White, bandes M peintes, énorme aileron arrière, jantes dorées, feux de jour jaunes et carrosserie largement en plastique renforcé de fibre de carbone. L’assemblage mobilise une petite équipe dédiée à Dingolfing pendant une dizaine de jours par voiture, ce qui rapproche davantage l’objet de la haute couture que d’une simple déclinaison de M4 CSL. À sa sortie, le tarif neuf tournait déjà autour de 750 000 euros.
Sous le capot, le six-cylindres en ligne 3,0 litres biturbo affiche 553 ch transmis uniquement aux roues arrière via une boîte manuelle à six rapports. Ce niveau en fait à la fois la BMW essence six-cylindres la plus puissante et la BMW à trois pédales la plus musclée jamais produite. Le marché a rapidement suivi : un autre exemplaire, le châssis 44, a déjà dépassé le million d’euros frais inclus lors d’une vente à Munich. L’exemplaire signé Nick Heidfeld, avec son kilométrage dérisoire, s’inscrit logiquement dans cette zone de prix.
Coffre-fort roulant ou dernier plaisir analogique ?
Avec un compteur qui n’a quasiment pas bougé depuis la livraison, cette 3.0 CSL illustre la façon dont certaines sportives deviennent de véritables placements. Série ultra-limitée, fabrication semi-artisanale, lien direct avec la Formule 1 et petit "package" de goodies d’usine : tous les ingrédients sont réunis pour en faire un actif que l’on surveille comme un portefeuille d’actions, plus qu’un simple moyen de transport.
Face à une auto aussi pointue, la question se pose pour la future propriétaire : garder le coupé sous housse, climatisé, en misant sur une cote encore ascendante, ou profiter d’une recette désormais rare sur le marché, gros six-cylindres thermique à l’avant et simple propulsion, sans hybridation ni moteur électrique en renfort. Quelle que soit l’option choisie, ce châssis 28 restera l’un des symboles les plus spectaculaires du chant du cygne analogique chez BMW.














