Cette grange cache une douzaine de Mopar, dont une très rare Dodge Coronet de 1975
Des muscle cars aux modèles oubliés des années 1970 et 1980, cette collection réserve quelques surprises. Sa Coronet de 1975 fait partie des seulement 6 058 versions deux portes produites.
Sur une grande propriété perdue au milieu de la campagne, des portes métalliques s’ouvrent sur un décor que les fans de Mopar n’oseraient même pas imaginer. Une collection cachée de Mopar, une bonne douzaine d’autos, dort loin des shows clinquants et des ventes aux enchères.
Au milieu de ce stock secret, c’est un coupé Dodge Coronet de 1975 qui accroche immédiatement l’œil. Ce genre de silhouette appartient plutôt aux brochures d’époque qu’aux garages d’aujourd’hui, surtout quand la carrosserie et l’intérieur affichent encore un état quasi d’origine.
Une Coronet de 1975 unique en son genre au cœur du trésor
La Coronet a longtemps été l’intermédiaire polyvalente de Dodge, proposée dans plusieurs types de carrosserie jusqu’en 1970. Le grand restylage de 1971 a recentré la gamme sur la berline et le break, et le coupé a disparu. En 1975, dernier millésime de la Coronet, Dodge ressort pourtant un hardtop 2 portes… pour une seule année.
Sur les près de 84 500 Coronet produites en 1975, seulement 6 058 acheteurs ont choisi cette version deux portes. Peu ont survécu à la casse et à la rouille, d’autant que cette période moins glorieuse de l’automobile américaine, surnommée "Malaise Era", n’attirait pas encore les collectionneurs. Voir aujourd’hui un exemplaire aussi sain, rangé au chaud dans un bâtiment fermé, relève donc vraiment de la trouvaille rare.

Challenger, Charger, Coronet de 1969 : un alignement de classiques
Juste à côté, une Dodge Challenger de 1971 rappelle l’âge d’or des muscle cars. Sa configuration moteur reste sage avec un V8 318 et une boîte automatique, mais la combinaison couleur Butterscotch et intérieur beige en fait une pièce très particulière. Un peu plus loin, une Dodge Charger de 1966 motorisée par le V8 383 et une boîte automatique représente l’un des 9 519 exemplaires produits ainsi, même si sa teinte Hemi Orange résulte d’une peinture ultérieure.
Le même bâtiment abrite aussi une Dodge Coronet de 1969 née en version de base mais désormais équipée d’un gros V8 440 et d’un capot à doubles écopes façon R/T. Ces modèles posés sur la plateforme B-body racontent à eux seuls l’évolution du style Mopar, des lignes tendues de la fin des années 60 aux formes plus arrondies du début des années 70.
Des Mopar de la Malaise Era aux années 80 qui prennent leur revanche
En sortant, le ton change avec les compactes des seventies. Une Plymouth Scamp très optionnée et une Dodge Dart Swinger de 1970 à six cylindres en ligne, sortie d'usine en Plum Crazy, illustrent ces voitures du quotidien que les passionnés redécouvrent, plus accessibles que les versions Hemi mythiques. Une Road Runner de 1977 dérivée de la Volaré, simple finition esthétique dont la version 1976 ne s’était vendue qu’à environ 4 575 unités, complète ce tableau des mal aimées devenues intéressantes.
Un second bâtiment cache encore une Dodge Charger de 1971 en rare teinte Tawny Gold et une Dodge Mirada CMX de 1983. Ce coupé de luxe n’a été produit qu’à 5 597 exemplaires cette année-là, dont 1 841 seulement avec le pack CMX à toit façon cabriolet, inserts d’alu brossé et faux bois. Entre âge d’or et fin de l’ère classique, cette collection privée montre à quel point les réserves cachées regorgent désormais de Mopar tardives aussi discrètes que convoitées.














