Cette Ferrari 550 Barchetta cache une étonnante modification signée Koenig Specials
Produite à seulement 448 exemplaires, cette Ferrari 550 Barchetta associe un V12 atmosphérique, une boîte manuelle et un échappement Koenig à six sorties.
Pour celles et ceux qui trouvent les Ferrari récentes un peu trop sages, une Ferrari 550 Barchetta posée dans le showroom de DD Classics, à Londres, pourrait les faire changer d'avis. Speedster V12, boîte manuelle à grille, carrosserie jaune éclatante… et surtout un échappement inox à six sorties signé Koenig Specials.
Derrière cette silhouette de carte postale se cache une histoire singulière. Cette série limitée de barchetta est née au tournant des années 2000. Elle a été conservée presque neuve au fil des ans. Elle a néanmoins été légèrement modifiée dès le départ par Koenig avec un système d’échappement inhabituel. Une configuration qui parle autant aux puristes qu’à celles et ceux qui rêvent d’une Ferrari vraiment différente, quitte à faire grimper la facture.
Une Ferrari 550 Barchetta numérotée et bichonnée
Présentée pour les 70 ans de Pininfarina, la Ferrari 550 Barchetta Pininfarina n’a été produite qu’à 448 exemplaires numérotés. Immatriculée en août 2001, en conduite à droite, elle est restée toute sa vie dans la même collection privée, The Gran Turismo Collection, parcourant seulement 7 885 km depuis sa livraison.
Livrée neuve en Rosso Corsa sur intérieur Nero, cette barchetta a subi en 2015 un démontage complet pour être repeinte. Elle est passée en Giallo Fly chez le concessionnaire Dick Lovett Ferrari. Elle conserve sa capote d’urgence à utiliser sous 110 km/h. Le futur acheteur retrouvera également manuels, certificats, trousse à outils, cric, casques et housse.
Koenig Specials : un échappement à six sorties qui change la donne
Basée en Allemagne depuis les années 1970, Koenig Specials s’est fait un nom en poussant très loin les Ferrari de route, des Testarossa aux 512 BB, avec moteurs préparés, carrosseries élargies et lignes d’échappement libérées. Sur cette 550 Barchetta, la préparation reste sage : un système inox spécifique, sans autre modification mécanique visible. L’esthétique d’origine est respectée tout en pimentant l'ensemble.
Les documents d’époque indiquent qu’un échappement inox à six sorties a été commandé chez Koenig le 18 septembre 2001, alors que la voiture était quasi neuve. À la place des quatre sorties d’origine, six embouts occupent désormais l’arrière, répartis en deux groupes de trois sorties. Le V12 5,5 litres y gagne un timbre plus profond et plus râpeux, réputé sans bourdonnements pénibles en usage quotidien.
Un speedster V12 analogique pour collectionneur averti
Sous le long capot repose un V12 atmosphérique de 5,5 litres donné pour 478 ch et 568 Nm. Il est associé à une boîte manuelle à six rapports avec grille apparente. La puissance est transmise aux roues arrière motrices. L’exemplaire reçoit aussi le Fiorano Handling Package : ressorts durcis, direction retouchée, plaquettes de frein plus mordantes. Une configuration résolument mécanique, loin des Ferrari électrifiées et des boîtes automatiques pilotées apparues ensuite.
La maison de ventes RM Sotheby’s a adjugé cette 550 Barchetta environ 255 000 euros à Londres en 2022, avec 7 649 km au compteur. Depuis, le kilométrage a à peine augmenté avant son arrivée chez le spécialiste londonien DD Classics. Ce dernier affiche un prix sur demande. Entre série limitée, faible usage, teinte Giallo Fly et échappement Koenig à six sorties, le dossier coche beaucoup de cases pour un achat plaisir très ciblé.














