Ces cinq voitures ont fait de l’échappement latéral leur signature

Publié le 2 octobre 2026 à 18:30
Ces cinq voitures ont fait de l’échappement latéral leur signature

Spectaculaires, bruyants et parfois brûlants, les échappements latéraux ont marqué quelques voitures d’exception. De la Cobra à la SLR McLaren, retour sur cette solution devenue rarissime.

On entend ces voitures avant de les voir : un coup de gaz, un claquement sur le côté, puis de gros tubes qui longent les bas de caisse. Ces voitures à échappement latéral viennent de la course, où cette solution raccourcit la ligne d’échappement et libère le dessous de caisse pour l’aérodynamique.

Sur route ouverte, ces "side pipes" montés d’origine restent rarissimes. Notre sélection réunit cinq voitures de série homologuées qui ont osé cette extravagance : ici, les sorties latérales ne servent pas qu’à gagner quelques chevaux, elles redessinent le profil, renforcent leur allure et transforment chaque démarrage en petit show.

5 voitures à échappement latéral qui ne passent pas inaperçues

Côté sportives américaines, la Chevrolet Corvette C2 des millésimes 1965 à 1967 proposait l’option RPO N14 : de longs échappements latéraux chromés courant sous les portes, proposés avec plusieurs motorisations V8, dont le 7,0 litres. Encore plus radicale, la Shelby Cobra 427 S/C, dérivée de la piste et produite à une trentaine d’exemplaires, affiche deux énormes tuyaux latéraux à hauteur de cheville. La Dodge Viper RT/10 des années 1990 reprend l’idée avec un V10 de 8,0 litres et des sorties nichées dans les bas de caisse, devenues sa signature visuelle et sonore.

Face à elles, deux européennes jouent les ovnis. La TVR Sagaris, un coupé anglais produit entre 2005 et 2006 à un peu plus de 200 exemplaires, cache un six‑cylindres de plus de 400 ch et une architecture d’échappement très graphique : des doubles sorties intégrées de chaque côté du pare‑chocs arrière. La Mercedes‑Benz SLR McLaren, supercar des années 2000 au V8 compressé de plus de 600 ch, place au contraire ses échappements juste derrière les roues avant, dans les ailes, clin d’œil aux prototypes Mercedes des années 1950.

Pourquoi ces échappements latéraux de série sont devenus si rares

Si ces voitures de série à échappement latéral sont si peu nombreuses, ce n’est pas par manque d’audace. Une ligne plus courte laisse moins de place aux catalyseurs et aux gros silencieux indispensables pour respecter les normes de pollution et de bruit, là où les échappements latéraux d’époque pouvaient atteindre des niveaux sonores particulièrement élevés. L’échappement latéral concentre aussi chaleur et gaz près des portes : sur des modèles comme la Cobra ou la Viper, les conducteurs apprennent vite à poser le pied loin des bas de caisse brûlants. Pour un usage quotidien, confort thermique, discrétion en ville et coûts de développement poussent les constructeurs vers des sorties arrière plus sages.

Les architectures modernes compliquent encore la vie des ingénieurs qui rêveraient de sorties d'échappement latérales. Entre les contraintes aérodynamiques, les structures renforcées pour les crash-tests et les exigences de sécurité, faire passer une ligne d’échappement sur le côté devient un casse-tête coûteux. Sur un SUV familial, la fantaisie ne se justifie pas vraiment, d’où le recentrage des échappements latéraux sur quelques séries très limitées et sur la compétition.

Échappements latéraux, objets de collection et possible retour

Ces cinq modèles sont devenus des chouchous des collectionneurs, justement parce que leurs échappements latéraux racontent immédiatement la performance.

Même si la tendance est à l’électrique, des constructeurs comme Ferrari planchent déjà sur de futurs échappements latéraux brevetés.

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